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3 novembre, 2014

À l’aveuglette, Georges COURTELINE

Classé dans : — unpeudetao @ 8:41

À Auguste Germain.

 

En baisant sa gorge lisse Comme la chair d’un bébé, Advint que mon cœur novice Est entre ses seins tombé. De ce fait divers la belle Me voyant tout confondu :  » Bah ! Ne pleurez pas, dit-elle,  » Votre cœur n’est pas perdu.  » L’incident n’est que bizarre ;  » Pourquoi s’en effaroucher ?  » Puisque votre cœur s’égare,  » Il le faut aller chercher.  » À ce conseil vraiment sage, Qu’un sourire accompagnait, Ma main prompte en son corsage Disparut jusqu’au poignet. Et, dans des flots de guipure, Cherchant mon cœur à tâtons, J’avançais à l’aventure, Avec mes doigts pour bâtons. Mais, plus je prenais à tâche De fouiller les bons endroits, Plus il m’échappait, le lâche Et glissait entre mes doigts. …

 

Georges COURTELINE (1858-1929), né à Tours sous le nom de Georges MOINAUX.

 

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