• Accueil
  • > À l’inoubliée, Stéphen LIÉGARD

9 octobre, 2017

À l’inoubliée, Stéphen LIÉGARD

Classé dans : — unpeudetao @ 16:29

Âme aimante, âme aimée, ô toi qui fus ma mère,

Dieu ne permet donc pas à ses plus chers élus,

Quand le livre s’est clos sur la page éphémère,

De relire, un seul jour, l’un des mots déjà lus ?

Tu sais si ton image est relique ou chimère,

Si le flot de l’oubli l’a roulée en son flux,

Si la source des pleurs coule, hélas ! moins amère,

Du cœur vivant qui bat vers le cœur qui n’est plus !

C’est fête au noir jardin, j’ai fleuri ta demeure ;

L’Éternel ne peut-il te donner même une heure ?

Viens, ton fils te supplie.. Oh ! non, reste plutôt..

Car tu l’aimas, ce fils, d’une amour si profonde,

Que, s’il fallait sans lui quitter encor ce monde,

Les lys auraient pour toi moins de parfums.. là-haut !

Stéphen LIÉGARD (1830-1925).

*****************************************************

 

Laisser un commentaire

Ilona, Mahée et Mila. |
Amour, Beauté, Paroles, Mots. |
Les Ailes du Temps |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | David Besschops
| professeur.de.français
| billierose