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26 octobre, 2012

À une jeune Saltimbanque, Alexandre PRIVAT d’ANGLEMONT

Classé dans : — unpeudetao @ 17:44

Nous t’aimions bien jadis, quand sur ta triste harpe
Tu raclais la romance, et qu’en un carrefour,
Pour attirer la foule à voir tes sauts de carpe,
Un enfant scrofuleux tapait sur un tambour ;

 

Quand tu couvais de l’œil, en tordant ton écharpe,
Quelque athlète en maillot, Alcide fait au tour,
Qu’admire le bourgeois, que la police écharpe,
Qui porte cent kilos et t’appelle mamour.

 

Ta guitare enrouée et ta jupe à paillettes
Étalaient à nos yeux le rêve des poètes,
La danseuse d’Hoffmann, Esmeralda, Mignon,

 

Mais déchue à présent, te voilà, ma pauvre ange,
Sultane du trottoir, ramassant dans la fange
L’argent qui doit soûler ton rude compagnon.

 

Alexandre PRIVAT d’ANGLEMONT né à Sainte-Rose en Guadeloupe (1815-1859).

 

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