• Accueil
  • > Ainsi parlait notre frère, le voyageur, Pedro PRADO

28 février, 2015

Ainsi parlait notre frère, le voyageur, Pedro PRADO

Classé dans : — unpeudetao @ 16:27

Tu aimeras Dieu, Mais tu fuiras les images de Dieu. Il n’y a rien au ciel, Ni soleil, ni étoile, ni lune, Qui le puisse représenter. Il n’y a rien non plus sur terre Ou sur mer ; rien dans la montagne, Dans la forêt, dans l’âme humaine.

 

Tu aimeras Dieu, Sans trouver jamais la juste prière ; Et sans pouvoir balbutier une parole Que la révélation illumine.

 

Tu aimeras Dieu, Sans que résonne un écho dans ton cœur Et même ton amour, dans le feu de l’extase, Ne saura pénétrer l’ombre de Dieu.

 

Tu aimeras Dieu, Et ta grande passion débordera Sur les autres hommes Et les tendres bêtes de Dieu.

 

Tu aimeras Dieu, Et prieras toute la vie Dans l’espérance de le voir et de l’entendre ; Puis tu mourras. Et quand tes yeux ne verront plus, Que tes oreilles n’entendront plus, Tu t’en iras vers Lui ; tu t’en iras vers Dieu. Mortes ta joie et ta douleur ; Morts tes désirs ; mort ton amour, Tu entreras, ignorant, silencieux, Dans l’ombre de Dieu.

 

Pedro PRADO (1886-1952), poète chilien.

 

*****************************************************

 

Laisser un commentaire

Ilona, Mahée et Mila. |
Amour, Beauté, Paroles, Mots. |
Les Ailes du Temps |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | David Besschops
| professeur.de.français
| billierose