28 avril, 2012

Anwar Abbasi (Soufisme)

Classé dans : — unpeudetao @ 1:26

 

      Anwar Abbasi était renommé pour sa poésie et la manière dont il jouait du sitar. On venait chez lui presque tous les soirs l’écouter. Quelques-uns restaient après les auditions pour l’entendre parler de philosophie orientale (hikmat i-mashriqiyya).
      Ceux qui venaient le voir le tenaient pour le type même de l’homme cultivé et donnaient en modèle sa courtoisie jamais en défaut.
      Mais lorsqu’il était invité quelque part, il adoptait un mode de comportement tout à fait différent. Il arrivait en retard, provoquait les hôtes de marque, coupait la parole à quiconque tenait des discours savants, attaquait chaque fois les opinions d’une des personnes présentes.
      Un jour il annonça que sa mission d’enseignement était terminée, et qu’il n’aurait dorénavant aucun contact avec ceux qui désiraient apprendre. Il quitta le pays. On ne l’y revit jamais plus.
Ce comportement en plongea plus d’un dans la perplexité, et ceux-là allèrent trouver Firoz Andaki, connu depuis longtemps comme son principal adversaire, et ils lui demandèrent de les éclairer.
      Firoz leur dit :
      « Vous voulez que je critique Abbasi. Mais je vous l’avoue, c’est seulement maintenant que j’entrevois combien cet homme était noble. Je le considère comme mon maître, et je voudrais vous dire quelques mots de la grandeur de son enseignement par l’exemple et la démonstration, qui dépassait de beaucoup notre niveau général de compréhension.
      « Abbasi se souciait si peu de sa réputation qu’il la jetait en pâture aux flammes de son enseignement. Quand il entamait une discussion, neuf participants sur dix jugeaient ses arguments grossiers, mais le dixième disait : « Il nous démontre par là l’absurdité de tout débat. »
      « Plutôt que d’établir sa réputation parmi les hommes et de s’attirer leur respect, il préféra établir l’enseignement véritable à l’intention de ceux qui pourraient le recevoir. »

 

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Une réponse à “Anwar Abbasi (Soufisme)”

  1. unpeudetao dit :

    Homme vorace, pauvre homme, où qu’il coure,
    Il cherche de la nourriture, et la mort le cherche.
    Saadi.

    Même si tu parviens à l’avaler, l’os te déchirera le ventre.
    Gulistan.

    Le savoir sans l’action, c’est la cire sans le miel.
    Anwar-i-Suhaili.

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