10 novembre, 2014

Août, François Coppée

Classé dans : — unpeudetao @ 17:44

Par les branches désordonnées Le coin d’étang est abrité, Et là poussent en liberté Campanules et graminées.

 

Caché par le tronc d’un sapin, J’y vais voir, quand midi flamboie, Les petits oiseaux pleins de joie Se livrer au plaisir du bain.

 

Aussi vifs que des étincelles, Ils sautillent de l’onde au sol, Et l’eau, quand ils prennent leur vol, Tombe en diamants de leurs ailes.

 

Mais mon cœur lassé de souffrir En les admirant les envie, Eux qui ne savent de la vie Que chanter, aimer et mourir !

 

François Coppée (1842-1908).

 

*****************************************************

 

Laisser un commentaire

Ilona, Mahée et Mila. |
Amour, Beauté, Paroles, Mots. |
Les Ailes du Temps |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | David Besschops
| professeur.de.français
| billierose