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21 janvier, 2013

Au matin de l’appareillage, José GERS

Classé dans : — unpeudetao @ 16:31

Au matin de l’appareillage
J’ai tout jeté par-dessus bord,
Ne gardant que mon coeur d’enfant
Dans un suprême état de grâce.

 

Et maintenant que, sur mes jours
Anciens la porte est retombée,
Qu’une autre porte s’est ouverte
Sur un grand coup de vent salé,

 

Qu’à la remorque du sillage
Se traîne un continent déchu
Bascule, ô vaine terre, afin
Que seul demeure le sillage !

 

Je suis – debout, vivant et pur,
Lavé de ciel et de boucaille –
Un homme nu qui s’émerveille
Aux splendeurs de sa pauvreté :

 

Un dernier phare s’est noyé,
Les étoiles me sont rendues,
Mon âme bat comme une voile
Dans les énormes mains de Dieu..

 

José GERS (1898-1961).

 

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