• Accueil
  • > Ballade des anges, Ferdinand HUARD

26 août, 2013

Ballade des anges, Ferdinand HUARD

Classé dans : — unpeudetao @ 3:13

Ce soir, mon rêve se promène
Dans les vastes plaines des cieux,
Et, loin de la clameur humaine,
Ma muse au vol capricieux
Tend son essor audacieux.
Bonheur sans trouble et sans mélanges,
Enivrement délicieux,
Je chante la douceur des anges.

 

Un seul de nos sanglots amène
L’essaim folâtre et gracieux :
Leur tendre pitié se démène,
Des pleurs s’échappent de leurs yeux,
Et ces pleurs, baume précieux,
Rien qu’en tombant parmi nos fanges,
Apaisent nos cœurs soucieux ;
Je chante la douceur des anges.

 

C’est ainsi que, l’autre semaine,
Pour moi, qu’un sort fallacieux
Sans jamais se lasser malmène,
L’un d’eux vêtit, insoucieux,
Notre corps si disgracieux..
Et je l’ai revu dans ses langes,
Adorable et silencieux :
Je chante la douceur des anges !

 

Mais Dieu, le grand victorieux,
Ne se fait point à ces échanges :
L’enfant a regagné les cieux..
Je chante la douceur des anges !

 

Ferdinand HUARD (XIXe siècle).

 

*****************************************************

 

Laisser un commentaire

Ilona, Mahée et Mila. |
Amour, Beauté, Paroles, Mots. |
Les Ailes du Temps |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | David Besschops
| professeur.de.français
| billierose