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9 décembre, 2012

Bertilla, André-Ferdinand HÉROLD

Classé dans : — unpeudetao @ 16:44

Aux marges neuves d’un bel évangéliaire,
L’Abbesse peint des colombes et des griffons ;
Elle peint des rameaux d’olivier et de lierre
Ou des anges volants parmi des ciels profonds.

 

Là, Jésus dort en un berceau de paille fraîche ;
Et voici les trois Rois Mages et les Bergers
Que l’Étoile guida vers la divine crèche
Avec les vases d’or et les fruits des vergers.

 

La sage Abbesse peint de douces rêveries :
Le Précurseur, grave et maigre, et vêtu de peau,
Et le Seigneur qui dans les mystiques prairies
Veille sur les brebis de son chaste troupeau.

 

Et la tête de Christ saignant au mur se baisse
Pour mieux voir et sourit à la savante Abbesse.

 

André-Ferdinand HÉROLD (1865-1940).

 

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