4 mai, 2012

Bouddha (1), haïkus

Classé dans : — unpeudetao @ 4:56

 

Le Bouddha m’accorde
un peu de temps,
je fais la lessive

 

Ozaki Hôsai (1885-1926).
*****

 

Par cette bouche
qui a croqué une puce
je chante le Bouddha

 

Issa (Kobayashi Issa), 1763-1827.
*****

 

Amoureux du ciel d’été
les Bouddhas
s’y rassemblent

 

Hirose Naoto (Né en 1929).
*****

 

Sous le divin nez
du divin Bouddha
pend une morve de glace

 

Issa (Kobayashi Issa), 1763 1827.
*****

 

Ils contemplent
l’océan de juin,
les Bouddhas au fond du temple

 

Shiki (Masaoka Shiki), 1867 1902 (père fondateur du haiku moderne).
*****

 

L’automne vient,
le chiot qui ne le sait pas
est un Bouddha

 

Issa (Kobayashi Issa), 1763 1827.
*****

 

Le majeur du Bouddha
écoute
le vent d’automne

 

Sawaki Kin’ichi (1919-2001).
*****

 

Bouche bée
l’enfant regarde tomber les fleurs
c’est un Bouddha !

 

Ôtani Kubutsu (1875-1943).
*****

 

Le grand Bouddha,
sa fraîcheur
inhumaine !

 

Shiki (Masaoka Shiki), 1867 1902 (père fondateur du haiku moderne).
*****

 

Éponge en fleur
étouffée par les crachats,
je deviens un Bouddha

Shiki (Masaoka Shiki), 1867-1902 (père fondateur du haiku moderne).
* Ce poème écrit par Masaoka Shiki, atteint de tuberculose, s’emplit de résonances diverses et profondes : le terme « Bouddha » évoque fortement la mort puisqu’il désigne aussi bien un être éveillé qu’un cadavre. Et l’aspect spongieux du luffa n’est pas sans rappeler celui des poumons..

 

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