20 septembre, 2017

Citation

Classé dans : Non classé — unpeudetao @ 4:10

Je n’enseigne pas celui qui ne s’efforce pas de comprendre ; je n’aide pas à parler celui qui ne s’efforce pas d’exprimer sa pensée.

Confucius.

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18 septembre, 2017

François FERTIAULT : La légende de Saint-Guillaume

Classé dans : Non classé — unpeudetao @ 6:19

On l’appelait le bon Guillaume,

Et, certe ! il était bon aussi ;

Aimé, dans son petit royaume

De chacun il prenait souci.

Cet homme charitable et digne

N’avait ni castel ni donjon ;

C’était l’abbé de Saint-Bénigne,

De Saint-Bénigne de Dijon.

À sa parole doctorale

Sa douceur prêtait son appui,

Et son onctueuse morale

Attirait tout le monde à lui.

Voilà qu’une disette affreuse

Frappe les pauvres, ses amis ;

Dans la Bourgogne malheureuse

Des crimes sans nom sont commis.

Sous les toits la mort se promène ;

Chacun voit arriver sa fin,

Et l’on vend de la chair humaine

Pour remède à l’horrible faim !

Les cadavres mis dans la terre

Sont déterrés pendant la nuit..

Jusqu’à l’autel du saint mystère

On suit Guillaume, on le poursuit.

Partout la foule qui s’épuise,

Les cris des groupes étouffants :

« Ô bon abbé de notre église,

« Donnez du pain à vos enfants ! »

Et le saint fait pleuvoir l’aumône

Parmi ce peuple d’affamés ;

Tant qu’il peut posséder, il donne…

Point de trésors qui soient fermés.

Il parle ; à sa voix obéie

Tous ses disciples vont jeûner ;

Il prélève sur l’abbaye

Pour avoir toujours à donner.

Mais cette insuffisante source

Tarit ; plus rien dans le couvent.

Où trouver une autre ressource ?

Le peuple a faim comme devant.

« L’église encore a ses reliques ! »

Dit tout à coup le digne abbé.

Ses entrailles évangéliques

Tressaillent ; l’obstacle est tombé :

« Sans ornements d’or en son temple

« Dieu peut bien écouter nos chants ;

« Oui, le fait fût-il sans exemple,

« Qu’on fasse venir les marchands ! »

Et les marchands d’or arrivèrent

Pour toucher aux vases bénis.

Bien des merveilles s’y trouvèrent ;

« Adieu, beaux souvenirs bannis !

« Votre destinée est étrange,

« Trésors, dons d’un roi généreux…

« Que la main de ces juifs vous change

« En pain pour tous ces malheureux ! »

Et tout s’en va, croix et couronnes.

Au feu de cette charité

Le luxe se fond en aumônes…

Oui, Guillaume a bien mérité !

La ressource en ses mains abonde.

Pauvres, approchez-vous de lui ;

Il a du pain pour tout le monde ;

Le fléau s’arrête aujourd’hui.

Voyez toutes ces mains se tendre

Tremblantes vers le saint abbé ;

Comme elles ont hâte de prendre

Au donneur vers elles courbé !

On dirait l’arbre qui se penche

Vers le voyageur défaillant,

Et dont on assiège la branche

Qu’on embrasse en la dépouillant.

Là, c’est un homme jeune encore,

Pèlerin aux haillons pendants ;

Il étreint un bien qu’il adore,

Son père, aveugle et chargé d’ans.

Tout près, une femme pieuse

Veut joindre les mains pour prier,

Mais, dans son ardeur anxieuse,

La faim vient les lui délier.

Le pain tombe comme une manne ;

Tout pauvre a sa part du festin :

Plus d’êtres que le ciel condamne

À mourir du soir au matin.

Chacun rend à la Providence

Des grâces sans nombre et sans fin ;

L’or des juifs a fait l’abondance

Où régnait l’horreur de la faim.

Et la foule entoure Guillaume

Qu’en triomphe on voudrait porter :

« Le ciel ouvre son saint royaume

« À qui vient de nous sustenter ! »

Guillaume, lui, s’en trouve indigne,

Car il est plus humble qu’un jonc..

Ô bon abbé de Saint-Bénigne,

De Saint-Bénigne de Dijon !

François FERTIAULT (1814-1915).

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17 septembre, 2017

Félix Maria de SAMANIEGO : Les fourmis

Classé dans : Non classé — unpeudetao @ 6:11

Ce qu’aujourd’hui sont les fourmis,

Étaient les hommes d’antan :

De leurs biens propres et de ceux d’autrui

Ils faisaient leur provision.

Jupiter, qui depuis des siècles

Observait cette passion,

N’en pouvant plus,

En fourmis les transforma :

Ils changèrent de forme ;

Et d’habitudes ?

Jamais.

Félix Maria de SAMANIEGO (1745-1801), poète espagnol.

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Félix Maria de SAMANIEGO : La Cigale et la Fourmi

Classé dans : Non classé — unpeudetao @ 6:11

La Cigale passa

tout l’été à chanter,

sans faire de provisions

là, pour l’hiver ;

les froids l’obligèrent

à garder le silence

et à s’abriter

en son étroite demeure.

Se voyant dépourvue

d’aliments nécessaires ;

sans mouches, ni vers,

sans blé et sans orge.

La Fourmi vivait

là, juste à côté,

et avec mille expressions

d’attention et de respect

elle lui dit : « Dame Fourmi,

comme dans votre grenier

vous avez trop de provisions

pour vous alimenter,

prêtez quelque chose

pour que vive cet hiver

cette pauvre Cigale,

qui, joyeuse en d’autres temps,

ne connût jamais le mal,

ne sût jamais le craindre.

N’hésitez pas à me prêter

fidèlement je promets

sur le nom que je porte

vous payer avec intérêts ».

La Fourmi cupide

répondit prestement

cachant derrière son dos

les clés du grenier :

« Moi, prêter ce que je gagne

avec un immense travail !

Dis-moi donc, paresseuse,

qu’as-tu fait par beau temps ? »

« Moi, dit la Cigale,

à tout passant

je chantais allègrement

sans cesser ni un moment ».

« Ho là ! ainsi tu chantais

tandis que je travaillais !

Et bien maintenant que je mange

Danse, à ton corps défendant »

Félix Maria de SAMANIEGO (1745-1801), poète espagnol.

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16 septembre, 2017

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Classé dans : Non classé — unpeudetao @ 4:37

Il n’est pas nécessaire d’aller vite, le tout est de ne pas s’arrêter.

Confucius.

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