26 avril, 2017

Credo, P. GIVRY

Classé dans : — unpeudetao @ 14:58

Sous le brouillard gris et rose des soirs,

À l’heure où tombe, à l’horizon morose,

L’ombre sereine au doux reflet de rose,

Sur l’or mourant de divins encensoirs ;

Sous le ciel noir et constellé de nacre ;

Dans l’éther mauve ou d’argent pailleté

Des blondes nuits de mai, fauves d’été ;

Dans le parfum des brises, suave, âcre ;

Sous le soleil, aux jours de messidor,

À l’heure où la clarté molle se fuse,

Où l’œil perçoit la vision confuse

De pays bleus fuyant dans un ciel d’or ;

Partout où vit un être, où croît une herbe ;

Aux creuses, aux sommets, en quelque lieu

Que l’homme naisse et sente, il pressent Dieu

Dans le rayonnement chaud de son Verbe.

Partout, au monde où la foi pure a lui

De la clarté divine de sa flamme,

L’âme révèle aux sens un souffle d’âme

Dans ce vide trompeur tout plein de Lui.

P. GIVRY (XIXe siècle).

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