22 août, 2014

Crépuscule, Georg Trakl

Classé dans : — unpeudetao @ 19:05

Te voilà saccagé, déchiré par toute souffrance, Tremblant du désaccord de toutes mélodies, Toi, harpe brisée – pauvre cœur d’où éclosent Les fleurs malades de la mélancolie.

 

Qui donc t’a désigné à l’ennemi, à l’assassin Qui ravit à ton âme sa dernière étincelle Et qui, de cette terre avare qu’il dépouille de Dieu, Fait une putain malade et laide et blême de dissolution ?

 

Une danse jaillit encor des ombres, sauvage, Sur une mélodie déchiquetée, sans âme, ronde Autour de la couronne d’épines de la beauté

 

Qui, flétrie, couronne le vainqueur, vainqueur perdu – Prix misérable que le désespoir disputa Et qui n’apaise pas la claire divinité.

 

Georg Trakl (1887-1914), poète autrichien.

 

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