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28 juin, 2012

Cueille le temps, Jules BEAULAC

Classé dans : — unpeudetao @ 4:09

Tu ne peux pas retenir le temps.
Il passe.
Il coule entre tes doigts
comme l’eau de la fontaine.
Il glisse dans ta main
comme le sable de la mer.

 

Tu ne peux rattraper le passé.
Il n’est plus.
Il s’en est allé
comme le couchant d’hier.
Il est disparu
comme un souvenir perdu.

 

Tu ne peux emprisonner le futur.
Il n’est pas encore.
Il viendra à son heure
comme le levant de demain.
Il te rejoindra
comme la vague qui s’approche du rivage.

 

Mais tu peux toujours cueillir le présent
comme un beau présent de Dieu.
Ce présent est comme un grand arbre :
il plonge ses profondes racines
dans ton passé tout plein
de souvenir et d’expérience,
comme une sagesse accumulée.
Et il lance ses longues branches
vers ton futur tout plein
de promesse et d’espérance,
comme un projet emballant.
Le présent est fait
de ton passé qui n’est plus
et de ton futur qui n’est pas encore.

 

Prends le temps qui t’est donné
à chaque instant qui passe.
Cueille-le précieusement
comme l’eau du ruisseau
qui t’est toujours disponible.

 

Ne gaspille pas ton temps,
c’est un cadeau de Dieu.
Ne passe pas ton temps
à courir après le temps.
Prends ton temps.
Ne dis pas : je n’ai pas le temps.
Dis plutôt : j’ai tout mon temps.
Ne sois pas avare de ton temps.
Donne de ton temps aux autres
comme Dieu te le donne à toi.
Ne cours pas tout le temps,
prends ton temps.
Et laisse au temps
le temps
de faire son temps.

 

Alors, tu gagneras du temps.
Et tu découvriras
que c’est beau et bon le temps,
que c’est plein de Dieu dedans.

 

Jules BEAULAC est un homme d’Église et un écrivain québécois, décédé en 2010.

 

*****************************************************

 

 

3 réponses à “Cueille le temps, Jules BEAULAC”

  1. Bernard FURGOLLE dit :

    « Et laisse au temps
    le temps
    de faire son temps. »
    Ce texte invite à cultiver la patience et invite le Bélier que je suis, avec ses impulsions, son impatience à me modérer.
    Merci Jules BEAULAC
    La Prière de l’Abbé Jules Beaulac
    « Seigneur, que je ne craigne jamais de Te déranger » :

    « Seigneur, quand j’ai frappé à Ta porte pour Te dire ma douleur, Tu m’as ouvert et Tu m’as écouté. Tu étais là pour panser ma blessure. Seigneur, quand, les yeux pleins de joie et le cœur en fête, j’ai à nouveau frappé à Ta porte pour Te conter mon bonheur, Tu étais encore là, tout fin prêt à m’écouter et à partager ma joie. Seigneur, quand, l’âme en peine et le cœur chaviré, je me suis présenté à Toi pour Te dire mon péché, Tu m’as accueilli à bras et à cœur ouverts. Tu as écouté ma misère et Tu m’as pardonné. Seigneur, Tu es toujours là quand il le faut. Toujours là quand on a besoin de Toi, toujours là quand on est mal, toujours là quand ça va bien aussi… Il suffit de frapper à la porte de ton Cœur et Tu réponds toujours, comme un père répond à son fils, comme un époux accueille son épouse, comme un ami reçoit son ami, Seigneur, que je ne craigne jamais de Te déranger… Amen ! »

  2. Oh que c’est beau !!!!!

    Dernière publication sur chroniques variées : les amies de mes amies ne seront pas mes amies

  3. Ribault jocelyne dit :

    J’ai découvert ce texte; mis sur une musique de flute de pan sur une vidéo!! Merveille, des larmes du fond du coeur remontent!! Il est très réaliste et superbe!
    je l’ai souvent envoyer à des amis, pour qu’ils se sentent mieux!!
    Hélas ; l’auteur n’est plus, je le remercie et son oeuvre continue de vivre! Amitiés à tous; Jocelyne , poète et grifoneuse sur papier et clavier!!

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