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4 février, 2012

Dans la rue des marchands de parfums (Conte soufi)

Classé dans : — unpeudetao @ 20:05

 

     Un éboueur entra dans la rue des marchands de parfums et tomba inanimé. Des passants tentèrent de le ranimer en lui faisant respirer de suaves essences : son état ne fit qu’empirer.
     Un ancien ramasseur d’ordures vint à passer. Il jugea la situation d’un coup d’oeil, mit sous le nez de son confrère des déchets infects : celui-ci reprit aussitôt connaissance.
     « Ça, c’est du parfum ! » s’écria-t-il.
     Vous devez vous préparer pour la transition : il n’y aura alors aucune des choses auxquelles vous vous êtes habitué. Après la mort, votre identité devra répondre à des incitations, des impressions dont vous avez la possibilité d’avoir un avant-goût ici.
     Si vous restez attaché au petit nombre de choses dont vous avez l’expérience habituelle, votre condition sera misérable, comme celle de l’éboueur dans la rue des marchands de parfums.

 

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Une réponse à “Dans la rue des marchands de parfums (Conte soufi)”

  1. unpeudetao dit :

    La parabole parle d’elle-même. Ghazaliy a recours dans son Alchimie du Bonheur (XIe siècle) pour souligner l’enseignement soufi selon lequel seuls certains éléments de l’existence familière ont des affinités avec l’ »autre dimension ».

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