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11 janvier, 2017

Dans la rue, Gustave TÉRY

Classé dans : — unpeudetao @ 18:44

Infiniment le ciel neigeait parmi les choses :

Les flocons lents glissaient, voilant les pavés blancs,

Et je rêvais de ciels d’azur aux lointains roses,

Sous le vol blanc des flocons lents.

Sur une planche grise et de neige fleurie,

Que deux hommes portaient, reins ployés, à pas courts.

Une statue allait, morne. – C’était Marie,

Notre-Dame de Bon-Secours.

Sous les chastes replis de sa mante bleuâtre,

Mains jointes, à genoux, elle priait, levant

Vers le ciel la candeur de ses grands yeux de plâtre,

Dans la neige, parmi le vent…

– Ainsi mon âme va, sous la nue inclémente,

Frileuse, murmurant vers le ciel nébuleux

Quelque vaine oraison, mains jointes sous sa mante,

Un cher manteau de rêves bleus.

Et je songe, en l’ennui lourd des heures moroses,

À la Vierge au manteau bleuâtre, aux regards blancs,

Que j’entrevis, rêvant de ciels aux lointains roses,

Sous le vol blanc des flocons lents…

Gustave TÉRY (1871-1928).

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