1 avril, 2013

La Mouche et la Mule, PHÈDRE

Classé dans : — unpeudetao @ 15:09

Une mouche vint se poser sur le timon d’un char et, gourmandant la mule :
 » Que tu es lente ! lui dit-elle ; tu ne veux donc pas aller plus vite ? Prends garde que avec mon aiguillon je ne te crible le cou de piqûres. « 
La mule lui répondit :
 » Tes paroles ne m’émeuvent pas. Celui que je crains, c’est celui que tu vois assis sur le siège de devant, qui, de son fouet flexible, règle l’allure de l’attelage et me contient par ma bouche à l’aide du mors blanc d’écume. Quitte donc cette arrogance déplacée : je sais où il faut en prendre à l’aise et où il faut courir. « 

 

Cette fable peut servir justement à faire rire de celui qui, malgré son impuissance, ne cesse de brandir de vaines menaces.

 

PHÈDRE (Vers 14 av. J.-C. – vers 50 ap. J.-C.).

 

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