19 février, 2013

Le cerf et la fontaine, PHÈDRE

Classé dans : — unpeudetao @ 5:02

Ce qu’on méprise est souvent plus utile que ce que l’on vante ; cette fable le fait voir.

 

Un cerf buvait à une fontaine : il s’arrête, et voit son image dans le miroir des eaux. Là, tandis qu’il admire la beauté de sa haute ramure, et déplore l’exiguïté de ses jambes, épouvanté tout à coup par les cris des chasseurs, il fuit à travers les champs, et par sa course rapide met les chiens en défaut. Alors il se jette à travers la forêt ; mais, arrêté par ses cornes qui s’embarrassent dans le taillis, il est déchiré par la dent cruelle des chiens.
On dit qu’en expirant il prononça ces mots :
« Malheureux que je suis ! Je comprends maintenant l’utilité de ce que je méprisais, et combien ce que j’admirais m’a été funeste. »

 

PHÈDRE (Vers 14 av. J.-C. – vers 50 ap. J.-C.).

 

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