27 mars, 2013

Le Cheval et le Sanglier, PHÈDRE

Classé dans : — unpeudetao @ 4:39

Le Sanglier, en se vautrant, troubla l’eau d’un gué où le Cheval avait coutume de se désaltérer : De là une querelle.
Le fougueux coursier irrité, implora le secours de l’homme, le reçut sur son dos, puis revint trouver son ennemi.
On dit que le cavalier, après avoir lancé ses traits et tué le Sanglier, parla ainsi au Cheval :
« Je me réjouis de t’avoir accordé le secours que tu m’as demandé, car j’ai fait une belle conquête, et je sens combien tu peux m’être utile. »
Aussitôt il le força à souffrir un frein.
« Insensé que je suis, dit alors le Cheval tout consterné, je cherchais à me venger d’une offense légère, et j’ai trouvé l’esclavage. »

 

Cette fable apprend aux hommes irritables, qu’il vaut mieux dévorer une insulte, que de se livrer à un étranger.

 

PHÈDRE (Vers 14 av. J.-C. – vers 50 ap. J.-C.).

 

*****************************************************

Laisser un commentaire

Ilona, Mahée et Mila. |
Amour, Beauté, Paroles, Mots. |
Les Ailes du Temps |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | David Besschops
| professeur.de.français
| billierose