3 février, 2014

Le cochon, l’ânesse et l’ânon, AL-IBSHÎHÎ

Classé dans : — unpeudetao @ 18:36

Un  Roumi possédait un cochon. Il l’attacha à un pilier puis posa le fourrage devant lui pour l’engraisser. Près de ce cochon, se trouvaient une ânesse et son ânon. Ce dernier ramassait le fourrage qui s’éparpillait autour du cochon  et le mangeait. « Ah ! que cette provende est bonne, si elle peut durer », dit-il à sa mère. « Fils, lui répondit sa mère, ne l’approche pas, car avec elle il faut craindre le pire ».

 

Un jour, le  Roumi  décida de tuer le cochon et mit le couteau à sa gorge ; le cochon se mit à se débattre et à frapper avec ses pattes. L’ânon, épouvanté, courut alors vers sa mère, lui montra ses dents et lui dit : « A moi, mère ! Regarde s’il reste entre mes dents la plus petite brindille de fourrage et ôte-la moi.. Il est bien de se contenter de ce que l’on a ».

 

AL-IBSHÎHÎ (1388-1446).

 

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