13 février, 2013

Le geai orgueilleux et le paon, PHÈDRE

Classé dans : — unpeudetao @ 15:57

Afin de ne pas se complaire à louer le bien d’autrui, mais plutôt de passer sa vie selon sa condition, Ésope nous a transmis cet exemple.

 

Un geai, gonflé d’un orgueil inutile, ramassa les plumes d’un paon qui étaient tombées, et se para avec. Puis, dédaignant les siens, il se mêla à une magnifique troupe de paons.
Ceux-ci arrachent alors les plumes de l’oiseau impudent, et le mettent en fuite à coups de bec.
Le geai bien puni, se mit alors à revenir affligé vers ceux de sa propre espèce. Mais repoussé par eux, il dut aussi supporter ce triste affront.
Un de ceux qu’il avait auparavant regardé avec mépris, lui dit alors :
« Si tu t’étais satisfait de notre demeure, et avais voulu accepter ce que la nature t’avait donné, tu aurais eu ni à subir leur affront, ni le malheur d’essuyer notre refus. »

 

PHÈDRE (Vers 14 av. J.-C. – vers 50 ap. J.-C.).

 

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