20 février, 2013

Le renard et le corbeau, PHÈDRE

Classé dans : — unpeudetao @ 5:10

Ceux qui aiment les artificieux en sont punis plus tard par un amer repentir.

 

Un Corbeau avait pris un fromage sur une fenêtre, et allait le manger sur le haut d’un arbre, lorsqu’un Renard l’aperçut et lui tint ce discours :
« De quel éclat, ô Corbeau, brille votre plumage ! Que de grâces dans votre air et votre personne ! Si vous chantiez, vous seriez le premier des oiseaux. »
Notre sot voulut montrer sa voix ; mais il laissa tomber le fromage, et le rusé Renard s’en saisit aussitôt avec avidité.
Le Corbeau honteux gémit alors de sa sottise.

 

Cette fable prouve la puissance de l’esprit d’adresse qui l’emporte toujours sur la force.

 

PHÈDRE (Vers 14 av. J.-C. – vers 50 ap. J.-C.).

 

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