29 novembre, 2016

Dieu, Raymond FÉVRIER

Classé dans : — unpeudetao @ 4:55

Ô Dieu ! vers l’inconnu j’ai déployé mon aile ;

J’ai mesuré les deux du couchant au levant ;

Et j’ai volé de monde en monde, poursuivant

Des flèches du calcul la cause originelle.

Le scalpel à la main, j’ai fixé ma prunelle

Sur la chair palpitante et son tissu vivant…

Ô stérile labeur ! ô rêve décevant !

Je n’ai pu découvrir la substance éternelle.

Mais, dans les profondeurs morales, une voix

M’a crié : « Fais le bien ; il le faut ; tu le dois :

À l’ordre universel une règle t’enchaîne. »

Or cet impératif, nul ne l’a démenti.

Il est l’expression d’une Loi souveraine ;

Et dans ma conscience, ô Dieu ! je t’ai senti.

Raymond FÉVRIER (1854-19..).

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