22 mai, 2012

Divers haïkus (3)

Classé dans : — unpeudetao @ 18:02

 

Averse de pétales,
je voudrais boire
l’eau des brumes lointaines !

 

Issa (Kobayashi Issa), 1763 1827.
*****

 

Devant l’éclair,
sublime est celui
qui ne sait rien !

 

Bashô (Matsuo Bashô), 1644-1694 (son ermitage possédant un bananier, bashô, c’est sous ce pseudonyme qu’il devint célèbre).
* Matsuo Bashô, adepte du zen lui-même, joue sur le double sens du verbe satoru : « comprendre » et « réaliser » au sens du plus haut achèvement (éveil, satort).
Selon un de ces paradoxes chers au zen, celui qui ne sait rien possède la vraie connaissance.
*****

 

Sans souci
sur mon oreiller d’herbes
je me suis absenté

 

Ryôkan (1758-1831), moine zen et calligraphe.
*****

 

Calme-toi
calme-toi
fleur de colère,
couleur de lobe d’oreille

 

Takayanagi Shigenobu (1923-1983).
*****

 

Sans savoir pourquoi
j’aime ce monde
où nous venons pour mourir

 

Natsume Sôseki, 1865 1915 (célèbre romancier, disciple et ami de Masaoka Shiki).
*****

 

Sertie d’herbes
et de rosée,
repose ici

 

Fuyuno Niji (1943-2002).
*****

 

Revenu du pèlerinage
aux tombes
chacun regagne sa chambre

 

Hatano Soha (1923-1991).
*****

 

Pèlerinage aux tombes,
le plus jeune enfant
porte le balai

 

Issa (Kobayashi Issa), 1763 1827.
*****

 

Pèlerinage aux tombes,
le vieux chien
montre la voie

 

Issa (Kobayashi Issa), 1763 1827.
*****

 

Le grand jour blanc
me dénude l’âme,
feuilles mortes

 

Watanabe Suiha (1882-1946).
*****

 

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