6 mai, 2012

En Chine (Conte soufi)

Classé dans : — unpeudetao @ 18:43

 

      On raconte qu’un soufi, en voyage en Chine, reçut la visite d’un groupe de prêtres traditionalistes, qui lui dirent :
      « Dans notre pays, depuis des milliers d’années il existe des sages qui interprètent les dits des grands hommes. Comment quelqu’un pourrait-il donc venir à nous de l’extérieur et parler ou agir d’une manière que notre philosophie n’aurait pas prévue ? »
      Le soufi répondit :
      « Quand on veut rendre un sol fertile, on peut devoir abattre les arbres. Cette entreprise est conçue et menée à bonne fin par des maîtres de sagesse. Après leur mort, il peut être nécessaire d’ouvrir et de retourner la terre et d’y ajouter des substances qui contribueront à assurer une croissance nouvelle. Ces travaux sont exécutés par des gens dignes de respect et d’admiration. Quand vient le moment d introduire une nouvelle espèce végétale, ceux qui l’apportent sont aussi importants que ceux qui les ont successivement précédés, même si, pour un observateur extérieur, ils peuvent sembler se tenir en dehors de la succession des travaux de labourage et de hersage.
      « Avant qu’on en arrive au stade où l’on pourra manger la nouvelle plante potagère, il s’en trouvera assurément beaucoup pour dire : « Cela n’est pas une action prévue par notre agriculture. »"

 

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Une réponse à “En Chine (Conte soufi)”

  1. unpeudetao dit :

    Quand on ne se rappelle plus bien son nom, à ce moment-là on peut dire qu’il est vraiment mort.
    Anwar-i-Suhaili.

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