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7 janvier, 2012

Épiphanie, Jacqueline FRANCŒUR

Classé dans : — unpeudetao @ 14:47

 

Chargés d’or précieux, d’encens pur et de myrrhe,
Du lointain Orient aux confins inconnus
Jusques à Bethléem, les Mages sont venus
Adorer l’Enfant-Dieu dont le monde est l’empire.

 

Ainsi que dans leur temple aux autels de porphyre,
Sur le seuil de l’étable, ils s’inclinent, fronts nus,
Devant une humble crèche aux ais mal soutenus
Où repose l’Enfant que les bergers admirent.

 

Leur foi n’hésite pas : ils adorent tous trois
Ce frêle nouveau-né pour qui, pendant des mois,
Ils ont au loin suivi les rayons d’une étoile.
Le Fils de Dieu sourit aux trésors de l’Iran
Par eux apportés ; mais la Vierge qui comprend,
Dolente, essuie un pleur dans l’ombre de son voile.

 

Jacqueline FRANCŒUR (1904-1995), poétesse québécoise.

 

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http://unpeudetao.unblog.fr

 

 

Une réponse à “Épiphanie, Jacqueline FRANCŒUR”

  1. unpeudetao dit :

    6 janvier : ÉPIPHANIE de NOTRE-SEIGNEUR dite Fête des Rois

    Le mot Épiphanie veut dire manifestation. C’est qu’en effet, le 6 janvier, l’Église célèbre une triple manifestation de Jésus-Christ, qui, d’après certaines traditions, aurait eu lieu le même jour, quoique à différentes années.

    La fête de l’Épiphanie a donc trois objets :
    1° la manifestation de la divinité du Sauveur aux Mages par l’étoile miraculeuse qui les conduisit à l’étable de Bethléem ;
    2° la manifestation de la divinité du Christ aux Juifs pendant Son baptême, sur les bords du Jourdain ;
    3° la manifestation de cette même divinité aux noces de Cana, où Jésus changea l’eau en vin.
    Toutefois, l’objet principal de cette fête, c’est bien la manifestation de la divinité de Jésus aux Mages et la vocation des peuples à la foi chrétienne.

    L’Évangile nous apprend comment les Mages, guidés par une étoile merveilleuse et plus encore poussés par l’Esprit de Dieu, entreprirent un long et pénible voyage à la recherche d’un roi nouveau-né ; il nous apprend aussi le trouble de la ville de Jérusalem à cette nouvelle, les craintes et les projets perfides d’Hérode ; il nous montre enfin les heureux voyageurs prosternés dans l’étable de Bethléem, aux pieds d’un Enfant qu’ils regardent comme un Être extraordinaire, qu’ils saluent comme un Roi, qu’ils adorent comme un Dieu, et auquel ils offrent des présents symboliques : l’or, l’encens et la myrrhe.

    Élevons nos âmes au-dessus du fait historique et perçons les voiles du mystère. C’est aujourd’hui l’appel de tous les peuples à la foi chrétienne. L’Église a bien lieu de chanter :
     » Lève-toi, Jérusalem, brille dans toute ta splendeur. Voici la Lumière du monde qui paraît ; la gloire du Seigneur s’est levée sur ton enceinte ; lève les yeux, regarde, dilate ton sein, tout l’univers vient à toi !  »
    Allons avec les Mages au berceau du Sauveur, et offrons-Lui l’or de l’amour, l’encens de la prière et la myrrhe du sacrifice !

    (Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950.)

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