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7 janvier, 2012

Épiphanie, José Maria de HEREDIA

Classé dans : — unpeudetao @ 16:20

 

Donc, Balthazar, Melchior et Gaspar, les Rois Mages,
Chargés de nefs d’argent, de vermeil et d’émaux
Et suivis d’un très long cortège de chameaux,
S’avancent, tels qu’ils sont dans les vieilles images.

 

De l’Orient lointain, ils portent leurs hommages
Aux pieds du fils de Dieu, né pour guérir les maux
Que souffrent ici-bas l’homme et les animaux ;
Un page noir soutient leurs robes à ramages.

 

Sur le seuil de l’étable où veille saint Joseph,
Ils ôtent humblement la couronne du chef
Pour saluer l’Enfant qui rit et les admire.

 

C’est ainsi qu’autrefois, sous Augustus Caesar,
Sont venus, présentant l’or, l’encens et la myrrhe,
Les Rois Mages Gaspar, Melchior et Balthazar.

 

José Maria de HEREDIA (1842-1905), poète français d’origine cubaine.

 

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http://unpeudetao.unblog.fr

 

 

Une réponse à “Épiphanie, José Maria de HEREDIA”

  1. unpeudetao dit :

    6 janvier : ÉPIPHANIE de NOTRE-SEIGNEUR dite Fête des Rois

    Le mot Épiphanie veut dire manifestation. C’est qu’en effet, le 6 janvier, l’Église célèbre une triple manifestation de Jésus-Christ, qui, d’après certaines traditions, aurait eu lieu le même jour, quoique à différentes années.

    La fête de l’Épiphanie a donc trois objets :
    1° la manifestation de la divinité du Sauveur aux Mages par l’étoile miraculeuse qui les conduisit à l’étable de Bethléem ;
    2° la manifestation de la divinité du Christ aux Juifs pendant Son baptême, sur les bords du Jourdain ;
    3° la manifestation de cette même divinité aux noces de Cana, où Jésus changea l’eau en vin.
    Toutefois, l’objet principal de cette fête, c’est bien la manifestation de la divinité de Jésus aux Mages et la vocation des peuples à la foi chrétienne.

    L’Évangile nous apprend comment les Mages, guidés par une étoile merveilleuse et plus encore poussés par l’Esprit de Dieu, entreprirent un long et pénible voyage à la recherche d’un roi nouveau-né ; il nous apprend aussi le trouble de la ville de Jérusalem à cette nouvelle, les craintes et les projets perfides d’Hérode ; il nous montre enfin les heureux voyageurs prosternés dans l’étable de Bethléem, aux pieds d’un Enfant qu’ils regardent comme un Être extraordinaire, qu’ils saluent comme un Roi, qu’ils adorent comme un Dieu, et auquel ils offrent des présents symboliques : l’or, l’encens et la myrrhe.

    Élevons nos âmes au-dessus du fait historique et perçons les voiles du mystère. C’est aujourd’hui l’appel de tous les peuples à la foi chrétienne. L’Église a bien lieu de chanter :
     » Lève-toi, Jérusalem, brille dans toute ta splendeur. Voici la Lumière du monde qui paraît ; la gloire du Seigneur s’est levée sur ton enceinte ; lève les yeux, regarde, dilate ton sein, tout l’univers vient à toi !  »
    Allons avec les Mages au berceau du Sauveur, et offrons-Lui l’or de l’amour, l’encens de la prière et la myrrhe du sacrifice !

    (Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950.)

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