4 juillet, 2009

066 – 071

Classé dans : — unpeudetao @ 6:13

66. Jésus a dit :
Montrez-moi la pierre rejetée par les bâtisseurs.
C’est elle la pierre d’angle.

 

 

 

67. Jésus disait :
Celui qui connaît le Tout,
s’il est privé de lui-même,
il est privé de tout.

 

 

 

68. Jésus disait :
Heureux serez-vous quand on vous haïra,
lorsqu’on vous persécutera,
nul ne trouvera le lieu
où vous n’êtes pas persécutés.

 

 

 

69. Jésus disait :
Heureux sont-ils,
ceux qu’on a persécutés jusque dans leur coeur,
ceux-là ont connu le Père en Vérité.
Heureux ceux qui ont faim,
ils seront rassasiés.

 

 

 

70. Jésus disait :
Quand « cela » sera engendré en vous,
« cela » vous sauvera.
Si vous n’avez pas « cela »,
l’absence de « cela » vous tuera.

 

 

 

71. Jésus disait :
Je renverserai cette maison
et nul ne pourra la rebâtir.

Une réponse à “066 – 071”

  1. unpeudetao dit :

    Logion 66
    Peut-on bâtir une société sans amour ? sans Dieu ? sans pierre d’angle ?
    Elle tiendra par les intérêts communs, elle se détruira par les intérêts particuliers.
    Nous avons rejeté l’amour de nos principes d’économie et de nos programmes scolaires, quelquefois même nous l’avons rejeté de nos vies.
    On peut vivre sans Dieu, sans amour, mais à quoi bon ?
    Il s’agit également d’observer ce que nous rejetons de nous-même, un désir, une nostalgie ? un enfer ?
    C’est peut-être là qu’est cachée notre pierre d’angle.
    Au coeur du refoulé gît parfois notre cohérence.

    Logion 67
    À quoi sert à l’homme de gagner l’univers entier s’il vient à perdre son âme ?
    Tout savoir et ne pas se connaître soi-même, ne pas connaître l’instrument à travers lequel nous connaissons toute chose ! La connaissance du Tout sans transformation intérieure est illusion, elle reste à l’extérieur.
    Job s’exclamait déjà : « Je te connaissais par ouï-dire ; maintenant je te connais dans ma peau, mes yeux t’ont vu. » Passer du ouï-dire à la réalisation, passer de la parole ou de la pensée à l’acte, de nouveau il s’agit de faire l’extérieur comme l’intérieur.
    La connaissance de soi, essentielle selon l’Évangile de Thomas, n’est pas une auto-analyse, ni un narcissisme. Il s’agit plutôt d’observer, de voir ses réactions, ses émotions, sans les juger, sans se demander pourquoi ? Et dans ce regard attentif, neutre et aimant, découvrir ce qui est et ce que nous sommes.

    Logion 68
    Il y a un lieu en tout homme que la persécution et la haine ne peuvent atteindre : le Soi, l’Être incréé, au-delà du « moi souffrant et persécuté », cette liberté inaliénable qui nous rend capable de dire, avec le Christ : « Ma vie, on ne me la prend pas, c’est moi qui la donne » ou encore : « Pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. »
    Les persécutions, les calomnies peuvent être considérées comme des « béatitudes » si elles éveillent en nous l’Amour de nos ennemis, si elles nous font toucher cette liberté qu’aucune contrainte ne peut étouffer.
    C’est le lieu du repos, le lieu de Dieu.

    Logion 69
    Ceux qui ont été persécutés jusque dans leur coeur savent que l’amour des ennemis n’est pas quelque chose de simple et de naturel, mais que cela appartient à une autre nature. « Ceux-là ont connu le Père en vérité », ils savent que seule la Transcendance peut être à la source d’une telle attitude.
    Heureux également les non-satisfaits d’eux-mêmes, qui ne se contentent pas de vivre à la surface et qui profitent des situations difficiles pour aller vers la profondeur… Ils trouveront une nourriture digne de leur faim, une source digne de leur soif.

    Logion 70
    Dans les Évangiles canoniques, suite à la parabole des talents, il est également écrit : « À celui qui a, on donnera ; à celui qui n’a pas, on enlèvera même ce qu’il a. »
    Qu’est-ce que « cela » qui nous sauve et dont l’absence nous tue ? Certains disent : « cela », c’est l’Amour, c’est l’Être qui nous manque, « sans lui, tout est dépeuplé ».
    Certains disent : « cela », c’est la gnose, sans cette gnose tout demeure étranger, incompréhensible.
    C’est vrai qu’à celui qui entretient en lui l’amour et la connaissance, tout semble « donné » davantage, la moindre parcelle d’être est perçue dans tout son relief; à celui qui manque d’amour et de connaissance, la vie apparaît terne, sans saveur, « on lui enlève même ce qu’il a ».

    Logion 71
    De quelle maison, de quelle construction s’agit-il dans ce logion ?
    Est-ce son corps dont il dit par ailleurs : « Détruisez ce temple fait de main d’homme et en trois jours, j’en bâtirai un autre », annonçant ainsi le réalisme de sa Résurrection et son pouvoir sur les formes et sur la matière ?
    Il s’agit plutôt dans ce logion des constructions mentales ou psychiques dont le Christ nous révèle la vanité.
    Tout ce qui est construit sera dé-construit.
    Une fois qu’on a expérimenté cette vérité, on ne se soucie plus de savoir ce qui restera ou ce qui ne restera pas de nous après la mort.
    Toutes nos constructions mentales, nos rêves et nos conceptions à priori sont renversés. Demeure cet état d’Éveil, ce pur « Je Suis » que nul ne peut détruire puisqu’il n’a jamais été bâti.

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