4 juillet, 2009

098 – 099

Classé dans : — unpeudetao @ 16:17

98. Jésus disait :
Le Royaume du Père
peut être comparé
à un homme qui veut tuer un grand personnage.
Il dégaine d’abord dans sa maison,
perce le mur pour savoir si sa main est ferme.
Alors, il peut tuer le grand personnage.

 

 

 

99. Les disciples lui disaient :
Tes frères et ta mère se tiennent dehors.
Il leur répondit :
Ceux qui font la volonté de mon Père
ceux-là sont mes frères et ma mère,
ce sont eux qui entreront
dans le Royaume de Dieu.

Une réponse à “098 – 099”

  1. unpeudetao dit :

    Logion 98
    Pour tuer le grand personnage, ou celui qui se croit tel, c’est-à-dire notre ego avec ses prétentions et les images qu’il a de lui-même, il faut d’abord s’attaquer au mur, à ce qui sépare, à ce qui nous sépare de Dieu, nous sépare les uns des autres. Percer un trou dans le mur, dégainer pour se frayer un passage.
    Lorsque le mur est percé, alors le grand personnage peut être tué parce que celui-ci trouve sa force, son « identité » dans l’opposition, à ce qui l’entoure. L’ego est une immense crispation, un mécanisme de défense contre le flux de la vie qui nous porte et nous emporte.
    Mais on peut interpréter ce logion dans un sens purement éthique : contrairement à la femme insouciante qui a laissé couler la farine, l’homme vigilant se prépare comme aux logions 21, 76, 103 à lutter contre les brigands.
    Il faut avoir la main, l’esprit « fermes » pour lutter contre les pulsions de mort qui nous habitent : « l’Ennemi du Vivant » est aussi une réalité qu’il faut savoir démasquer.

    Logion 99
    De nouveau, Jésus relativise les liens de parenté et de famille. Les liens charnels ne suffisent pas. Ils se tiennent en dehors du Royaume. Il faut surtout l’accord des intelligences et l’orientation commune du coeur vers l’Essentiel et l’Unique Nécessaire…
    C’est dans la reconnaissance partagée de notre filiation divine que nous devenons tous frères…
    Ce qui rend possible la fraternité, c’est le Père. « Tuer le Père », c’est aussi mettre fin à la fraternité.
    Moïse avait compris que c’est sa relation à la Transcendance qui fait l’Unité d’un peuple. Si la Transcendance se réduit à n’être que celle de l’État, il y a un risque de totalitarisme et d’uniformisation qui sont caricatures d’unité, juxtaposition d’individus, de « camarades » peut-être, mais pas encore de frères.

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