4 juillet, 2009

100 – 102

Classé dans : — unpeudetao @ 16:30

100. Ils montraient à Jésus une pièce d’or
et ils lui demandaient :
Les agents de César exigent de nous des redevances.
Il leur répondit :
Rendez à César ce qui est à César.
Rendez à Dieu ce qui est à Dieu
et ce qui est mien, rendez-le-moi !

 

 

 

101. Jésus disait :
Celui qui ne haïra pas son père et sa mère,
comme moi,
ne peut pas devenir mon disciple.
Et celui qui n’aimera pas son père et sa mère,
comme moi,
ne pourra pas devenir mon disciple,
car ma mère m’a fait pour mourir,
mais ma mère véritable, elle, m’a donné la Vie.

 

 

 

102. Jésus disait :
Malheureux les pharisiens.
Ils ressemblent au chien
couché dans la mangeoire des boeufs.
Il ne mange,
ni ne laisse les boeufs manger.

Une réponse à “100 – 102”

  1. unpeudetao dit :

    Logion 100
    Rendre à César ce qui est à César, c’est la première chose à faire. Être en ordre avec le monde, la matière, dans de justes relations avec les autres et la société.
    Rendre à Dieu ce qui est à Dieu, c’est-à-dire la louange, l’adoration, car « Tout est de Lui, par Lui et pour Lui ». C’est un acte d’intelligence : à partir des effets reconnaître la cause, même si elle demeure inconnue et innommable.
    Rendre à Jésus ce qui est à Jésus, c’est découvrir en Lui, le pont entre la Divinité et l’humanité, entre César et Dieu. Faire le lien, devenir ce qu’il Est, car comme Il le dit lui-même dans la Pistis Sophia (p. 147 à 310) : « Tout homme est moi, et je suis tout homme. »
    Dans certains textes gnostiques, on trouve également le thème du « Sauveur à sauver ». Jésus ne peut être libre qu’une fois rassemblées ses parcelles de divinité dispersées dans la matière. Ainsi, ce qui est à Lui, c’est l’étincelle de l’Esprit qu’il nous faut réveiller afin de la faire remonter en Lui « vers le Père ».

    Logion 101
    L’important, c’est d’aimer et de haïr, « comme Jésus », son père et sa mère, c’est-à-dire les aimer pour ce qu’ils sont et ne pas demeurer sous leur dépendance. Cela nous ferait oublier notre seconde naissance et la mère qui nous a engendrés, non pas pour mourir, mais pour connaître la vie véritable.
    On sait qu’en hébreu, le mot ruah, qu’on traduit généralement par « esprit » ou par « souffle », est du féminin. Les gnostiques dans une société patriarcale, à la suite de Jésus qui révèle ses mystères à des femmes (cf. la Samaritaine, et Marie-Madeleine dans le Jardin de la Résurrection), réhabilitent l’aspect féminin et maternel de Dieu.
    Bien sûr, Dieu n’est ni « masculin », ni « féminin », Il est l’Incréé, l’au-delà de toutes les images, mais il importe d’équilibrer les images et les symboles par lesquels on essaie de parler de Lui.
    Ainsi, la Sophia, la Sagesse ou la Mère Divine, a-t-elle sa place dans les textes gnostiques. Dans les Actes de Thomas (C. 27, C 50), l’Esprit est invoqué sous le nom de Mère. Dans le manichéisme, elle est appelée maintes fois la Mère de la Vie ou des Vivants. Dans l’Évangile de Philippe, il est dit qu’Adam reçut le souffle de sa mère (N. H. II, 3-70, etc.).
    Dans la vie arménienne d’Adam et Ève, le Messie est Fils de l’Esprit Saint. Un rapprochement est également possible avec les fragments conservés de l’Évangile selon les Hébreux où le Saint-Esprit parle de Jésus au baptême comme de son fils, de son « premier-né » et Jésus parle de l’Esprit Saint comme de sa mère au moment d’être transporté sur le Thabor. Le Maître recommande à ses disciples d’être comme lui, des fils du Saint-Esprit (Cf. Epistula Jacobi, p. 6, 19, 20). Dans l’Évangile selon Philippe, dans la sent. 17, l’Esprit Saint semble bien être la parèdre céleste du Père.
    Certes il ne s’agit pas de durcir ou de chosifier les symboles, mais d’en saisir le sens. L’Être réunit en lui autant les qualités dites féminines que celles dites masculines. La Bible hébraïque ne parlera-t-elle pas d’ailleurs de Dieu comme d’un Père, d’un Juge intransigeant, mais aussi comme d’une Mère pleine de tendresse ?
    Rigueur et clémence, vérité et miséricorde, tels sont les noms métaphysiques du Père et de la Mère céleste. Le Fils, c’est l’Image et la Ressemblance des deux, celui qui incarne les deux en un.

    Logion 102
    Le pharisien, dans ce logion, est un homme malheureux. Il croit « savoir », mais ne se connaît même pas lui-même. Ce qu’il enseigne ne peut que distraire de l’essentiel et occuper dans l’esprit de ceux qui l’écoutent la place même du Vivant.
    Il ne se connaît pas et il empêche les autres de se connaître. Il ne communie pas au Vivant, et il empêche les autres de vivre, les accablant de conseils et de préceptes qu’il ne met pas lui-même en pratique.
    Malheureux celui qui parle de la joie et de l’amour avec des lèvres amères et des canines prêtes à mordre le discours achevé…

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