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23 octobre, 2016

France nouvelle, Marc AMANIEUX

Classé dans : — unpeudetao @ 14:10

Arbres pourris tombés d’eux-mêmes sans la hache,

Les maîtres ne sont plus. Pas une seule tache :

Les pleurs n’ont rien mouillé, le sang n’a rien rougi.

Jamais peuple aussi beau, monde ! n’avait surgi.

La puissance de Rome et la grandeur d’Athènes

Ne sauraient lui suffire ; il ignore leurs haines ;

Dans sa poitrine on a le cœur humain de plus.

À son front, comme au front des bibliques élus,

Un nimbe étincelant fait un cercle, et l’Europe

Contemple ce géant qu’une aurore enveloppe.

– Quoi ! cet assassiné de sa fosse est sorti !

Quoi ! c’est ce terrassé qu’on disait si petit,

Qui fait encor traîner son char par la Victoire ?

Quoi ! l’on verra toujours, au sommet de l’histoire,

Et plus haut que jamais un aigle n’ait volé,

Le coq gaulois planer dans son ciel étoilé !

– Ah ! vous ne saviez pas, Teutons, fils des Vandales,

Ce qui restait de nerfs et de flammes vitales

Dans ce corps ravagé par un mal sans appel…

Votre coup de poignard fut un coup de scalpel.

Marc AMANIEUX (1851-1926).

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