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3 avril, 2012

Hymne à Jeanne d’Arc, Alfred DEVERS

Classé dans : — unpeudetao @ 13:02

 

VIVE JEANNE ET JÉSUS !
.. quel pouvoir brise sous ton épée
Les cimiers d’or et les casques d’airain ?
Casimir DELAVIGNE.

 

Le Christ aime les Francs.. J’en atteste l’histoire ;
Lui seul pouvait changer leur défaite en victoire,
Dans les cœurs abattus ressusciter l’honneur
Et d’une humble bergère armer le bras vengeur.

 

Quand Orléans restait, débris de la patrie,
Comme un îlot battu par la mer en furie,
Quand les hauts bastions et les forts boulevards
Dans un cercle de fer enserraient ses remparts

 

Et que l’armée anglaise au loin couvrait la plaine..
Saint Michel apparut à Jeanne la Lorraine,
Simple fille des champs qui gardait ses moutons :
Dieu t’appelle, dit-il, chasse ces bataillons ;

 

Ne crains rien.. à Fierbois se trouve ton épée.
Jeanne partit sur l’heure et ne fut point trompée..
Au milieu des Anglais elle entrait hardiment
Criant : Ils sont à nous ! Devant l’étendard blanc

 

Qu’au fort de la mêlée agitait la Pucelle,
Subitement frappé d’une terreur mortelle,
Le vainqueur insolent se changeait en fuyard ;
La brebis déchirait le puissant léopard !

 

Le pouvoir surhumain de cette humble bergère
Fut accepté de tous.. À mort la sorcière !
S’écriaient les Anglais honteux d’être vaincus.
Les Français répondaient : Vive Jeanne et Jésus !

 

Et maintenant partout on l’admire, on l’acclame,
Et dans le monde entier il n’est pas une femme
Qui ne se sente fière en prononçant son nom.
Une pure auréole environne son front ;

 

Les siècles ont passé sans affaiblir sa gloire ;
Les siècles passeront, mais non pas sa mémoire
Vivante à tout jamais dans le cœur des Français,
Pour les unir un jour dans l’amour et la paix.

 

Servante de Jésus, noble fille de France,
À ton pays en deuil apporte l’espérance !
Rallume le flambeau de notre vieille foi ;
Que l’honneur soit toujours notre suprême loi !

 

Non moins sur ton bûcher qu’aux beaux jours de ta vie,
Ton âme reflétait l’âme de la patrie
À la fois douce et forte, imposant le devoir
De vaincre ou de mourir plutôt que de déchoir.

 

Mais qui mit dans ton cœur un si mâle courage,
Sinon les voix du ciel dont tu faisais l’ouvrage,
Toujours les consultant, pour parler, pour agir,
Ces infaillibles voix qui disaient l’avenir !

 

Oseriez-vous nier sa mission divine ?
De Vaucouleurs à Rouen, regardez l’héroïne,
Faiblit-elle jamais ? Orléans délivré..
Un peuple tout entier de bonheur enivré

 

Se pressant sur ses pas.. l’antique cathédrale
De Reims resplendissant de la pompe royale..
Son programme accompli.. Qui donc pouvait prévoir
Les succès annoncés, alors que, sans espoir,

 

Le roi laissait glisser de son front sa couronne.. ?
Qui donc.. ? Hormis Celui qui les ôte et les donne !
Jeanne fut un outil merveilleux dans sa main ;
Il pourrait se servir d’un autre outil demain

 

Si l’étranger encore envahissait la France.
Mais pour qu’il fasse alors éclater sa puissance,
Pour que les vainqueurs d’hier deviennent les vaincus,
Répétons tous ce cri : « Vive Jeanne et Jésus ! »

 

Alfred DEVERS (XIXe siècle), médecin et écrivain français.

 

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http://unpeudetao.unblog.fr

 

Une réponse à “Hymne à Jeanne d’Arc, Alfred DEVERS”

  1. Alain VAUGE dit :

    Un autre exemple …
    En 1874, en pleine période de redécouverte de Jeanne d’Arc, l’abbé Marchal publie « Souvenirs d’un Missionnaire » dans lequel il exprime son admiration pour Jeanne d’Arc et fait appel à la prophétie de Merlin. Extrait, page 430.
     » Cette vierge s’appelle Jeanne d’Arc ! Née à Domrémy, elle a entendu, toute jeune encore, sa marraine lui chanter la prophétie de Merlin l’Enchanteur : « Je vois la Gaule perdue par une femme, je vois la Gaule sauvée par une vierge des marches de Lorraine et d’un bois chesnu venue. Je vois un ange aux ailes d’azur, éclatant de lumière; il tient en sa main une couronne; une couronne royale. Je vois un cheval de guerre aussi blanc que la neige; je vois une armure de bataille aussi brillante que l’argent. Oh! que de sang! il jaillit, il coule à torrents. A travers le brouillard sanglant, je vois une vierge guerrière. Elle bataille, elle bataille au milieu d’une foule de lances; elle semble chevaucher sur le dos des archers. Le sang a cessé de couler, la foudre de gronder, l’éclair de luire. Je vois un ciel serein; les bannières flottent, les clairons sonnent, les cloches résonnent; cris de joie! chants de victoire! La vierge guerrière reçoit des mains de l’ange la couronne royale; un homme agenouillé portant long manteau d’hermine est couronné par la vierge guerrière!  »

    Extrait pages 136-137 de « J’ai nom Jeanne la Pucelle, Journal d’une courte vie », auteur Alain VAUGE, éditions Bénévent (vient de paraître)
    http://jeannedarc.monsite-orange.fr

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