24 juillet, 2010

Liberté, Isaac WATTS

Classé dans : — unpeudetao @ 7:46

Liberté

 

Cessez de me tenter. Mon âme à tout jamais
Refusera de composer avec l’aimable esclavage des cours ;

 

Je hais ces charmes,
Et tiens ma chère liberté serrée dans mes deux bras.
Allez, âmes vassales,
Allez trembler, allez faire antichambre,
Et dansez vos courbettes au portail d’Honorius,
Puis ruez-vous en foule devant lui pour composer sa cour ;

 

Avancez s’il avance ; et s’il tarde, attendez;
Vous n’êtes que l’ombre d’un homme.
Pliez-vous dès qu’il parle; baisez le sol ;
Allez, attrapez ses impertinences,
Adorez les folies du Grand ;
Vous guettiez son sourire : mais voilà que l’idole a froncé le sourcil,
Et vous a menés à la ruine.

 

Voilà pour les âmes mal nées, mais moi
Je peux et je veux être libre :
Comme un mont plein de force ou comme un arbre altier,

 

Mon âme pousse, ferme et droite,
Et tient mon corps ainsi,
Où qu’il demeure, où qu’il aille.
Je ne me départirai pas, non, jamais,
D’un droit acquis à la naissance.

 

Que les esclaves, que les ânes, s’abaissent et se courbent.
Je ne peux pas faire que ce genou d’acier plie
Devant pouvoir moins grand que Celui qui l’a fait.

 

Isaac Watts (Angleterre, 1674 1748).
(« Liberté, 1697″)
(Traduit par Elizabeth Ritchie et Jean-Pierre Darmon)

 

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