6 août, 2014

Jardins, Francis CARCO

Classé dans : — unpeudetao @ 14:14

Il a plu. Le jardin, dans l’ombre, se recueille. Les chrysanthèmes vont mourir sans qu’on les cueille. Dans les sentiers mouillés, effeuillaisons de fleurs Trop pâles ; sur le sable, où pas un bruit ne bouge, Évanouissement des grands dahlias rouges. Murmure indéfini de toutes ces douleurs De choses écoutant agoniser les fleurs.

 

Et de blancs pigeonniers veillent le crépuscule… Mon enfance, de moi, comme tu te recules, Parmi ce soir qui tombe et ce jardin qui meurt ! Tu pars et tu ne reviendras jamais, peut-être ; Ton souvenir, déjà, n’est plus qu’une rumeur Dans un halo et qui, bientôt, va disparaître. Et je reste à rêver, tout seul, à la fenêtre…

 

Francis CARCO (1886-1958), originaire de Nouméa, en Nouvelle-Calédonie.

 

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