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12 octobre, 2011

Je t’aimerai Seigneur, prière de Bernard de Clairvaux

Classé dans : — unpeudetao @ 3:37

Je t’aimerai, Seigneur, toi ma force et mon appui, mon refuge et mon libérateur ! Tu es pour moi tout ce qu’on peut désirer et aimer le plus fort.

 

Mon Dieu, mon soutien, je t’aimerai, non certes autant que tu le mérites, mais autant que tu m’en donneras le pouvoir ; ce ne sera pas bien sûr autant que je le dois, mais bien autant que je le peux, car il m’est impossible de t’aimer au-delà de mes forces.

 

Je t’aimerai davantage si tu m’en donnes la force, mais ce ne sera jamais autant que tu en es digne. Tes yeux voient mon insuffisance, mais je sais que tu inscris dans ton livre ceux qui font ce qu’ils peuvent, lors même qu’ils ne peuvent pas tout ce qu’ils doivent.

 

Bernard de Clairvaux (1090-1153).

 

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http://unpeudetao.unblog.fr

 

 

Une réponse à “Je t’aimerai Seigneur, prière de Bernard de Clairvaux”

  1. unpeudetao dit :

    Saint Bernard
    (1091-1153).

    Saint Bernard, le prodige de son siècle, naquit au château de Fontaines, près de Dijon, d’une famille distinguée par sa noblesse et par sa piété, et fut, dès sa naissance, consacré au Seigneur par sa mère, qui avait eu en songe le pressentiment de sa sainteté future. Une nuit de Noël, Bernard, tout jeune encore, assistait à la Messe de Noël; il s’endormit, et, pendant son sommeil, il vit clairement sous ses yeux la scène ineffable de Bethléem, et contempla Jésus entre les bras de Marie.

    A dix-neuf ans, malgré les instances de sa famille, il obéit à l’appel de Dieu, qui le voulait dans l’Ordre de Citeaux; mais il n’y entra pas seul; il décida six de ses frères et vingt-quatre autres gentilshommes à le suivre. L’exemple de cette illustre jeunesse et l’accroissement de ferveur qui en résulta pour le couvent suscitèrent tant d’autres vocations, qu’on se vit obligé de faire de nouveaux établissements. Bernard fut le chef de la colonie qu’on envoya fonder à Clairvaux un monastère qui devint célèbre et fut la source de cent soixante fondations, du vivant même du Saint.

    Chaque jour, pour animer sa ferveur, il avait sur les lèvres ces mots: « Bernard, qu’es-tu venu faire ici? » Il y répondait à chaque fois par des élans nouveaux.
    Il réprimait ses sens au point qu’il semblait n’être plus de la terre; voyant, il ne regardait point, entendant, il n’écoutait point; goûtant, il ne savourait point. C’est ainsi qu’après avoir passé un an dans la chambre des novices, il ne savait si le plafond était lambrissé ou non; côtoyant un lac, il ne s’en aperçut même pas; un jour, il but de l’huile pour de l’eau, sans se douter de rien.

    Bernard avait laissé, au château de sa famille, Nivard, le plus jeune de ses frères: « Adieu, cher petit frère, lui avait-il dit; nous t’abandonnons tout notre héritage. ? Oui, je comprends, avait répondu l’enfant, vous prenez le Ciel et vous me laissez la terre; le partage n’est pas juste. » Plus tard, Nivard vint avec son vieux père rejoindre Bernard au monastère de Clairvaux.

    Le Saint n’avait point étudié dans le monde; mais l’école de l’oraison suffit à faire de lui un grand Docteur, admirable par son éloquence, par la science et la suavité de ses écrits. Il fut le conseiller des évêques, l’ami des Papes, l’oracle de son temps. Mais sa principale gloire, entre tant d’autres, semble être sa dévotion incomparable envers la très Sainte Vierge.

    (Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950.)

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