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17 septembre, 2013

L’élégance du singe, Tchouang-tseu (Conte taoïste)

Classé dans : — unpeudetao @ 18:14

Au cours de ses pérégrinations parmi les cinq pics coiffés de brumes scintillantes, Tchouang-tseu croisa le roi de Weï et sa suite venus pique-niquer sur les rives du lac de la Tranquillité céleste.

 

Le sage était vêtu d’une robe de toile grossièrement rapiécée, ses sandales trouées étaient attachées avec des bouts de ficelle.

 

- Dans quelle misère êtes-vous tombé, Maître ! s’exclama le monarque.

 

- Dénuement n’est pas détresse, répondit Tchouang-tseu.
Le seul malheur d’un sage est de ne pas pouvoir transmettre sa compréhension du Tao.
L’époque n’est  pas faste pour les philosophes, voilà tout !

 

- Que voulez-vous dire ? demanda le roi.

 

- Quand le singe est dans les arbres, il  vole de branche en branche, aussi gracieux qu’un oiseau.
Mais quand il se déplace parmi les taillis et les hautes herbes, sa démarche est ridicule !
Ainsi le sage qui n’a pas d’adeptes parmi les princes de son temps se promène déguenillé.
Mais qu’importe ! S’il a des disciples qui mettent en pratique ses paroles, son cœur est comblé.
Là se trouve sa richesse véritable car la connaissance que tu transmets, elle t’appartient pour l’éternité !

 

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Une réponse à “L’élégance du singe, Tchouang-tseu (Conte taoïste)”

  1. unpeudetao dit :

    Maître Tchouang Tseu vécut entre 300 et 400 ans avant Jésus Christ. Originaire de la ville de Mong dans l »état de Song, il avait été fonctionnaire d’une manufacture de laque. Ayant méprisé toute fonction publique, il vécut dans l’obscurité qu’il avait voulue, et ne suivit que l’élan de son coeur.

    Pour méditer :

    Bien que les pieds de l’homme n’occupent qu’un petit coin de la terre, c’est par tout l’espace qu’il n’occupe pas que l’homme peut marcher sur la terre immense.

    Bien que l’intelligence de l’homme ne pénètre qu’une parcelle de la vérité totale, c’est par ce qu’elle ne pénètre pas que l’homme peut comprendre ce qu’est le ciel.

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