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31 décembre, 2011

L’étoile des mages, Alfred MONTVAILLANT

Classé dans : — unpeudetao @ 3:57

 

Les Mages suivaient une étoile
Dans le ciel bleu de l’Orient,
La nuit sereine était sans voile
Et l’azur était souriant.

 

Or voici que la voix d’un ange
Leur tenait ce langage étrange :
Sous les pieds du divin Enfant
Apportez l’encens et la myrrhe,
Son destin sera triomphant,
C’est lui que l’avenir admire.
Son nom au plus profond des cieux
Remuera la harpe des anges,
Et leurs accords délicieux
Chanteront toujours ses louanges.

 

Vive Jésus ! ô harpes d’or
Pour le chanter vibrez encor.
Et les Mages suivaient l’étoile
Dans le beau ciel de l’Orient.

Voici qu’à leurs yeux se dévoile
La splendeur d’un vallon riant.
Or voici que la voix de l’ange
Leur tenait ce langage étrange :

Le lis qui se mire dans l’eau
De son cœur est le pur emblème,
Il brille en son éclat nouveau,
Jésus rayonnera de même.
La colombe a moins de blancheur
Que n’en aura son âme pure,
Et la terre a moins de fraîcheur
Quand l’aube rit à la nature.

 

Vive Jésus ! ô harpes d’or
Pour le chanter vibrez encor !
Et les Mages suivaient l’étoile
Sur le ciel bleu de l’Orient.

 

Voici qu’à leurs yeux se dévoile
Un panorama souriant.
Or voici que la voix de l’ange
Leur tenait ce langage étrange :

Toutes les générations
À ses lois resteront fidèles.
Un jour toutes les nations
Se reposeront sous ses ailes.
Quel horizon vient de s’ouvrir
Plus grand que ce lointain immense !
Quels chemins viennent de s’offrir
À notre destin qui commence !

 

Vive Jésus ! ô harpes d’or
Pour le chanter vibrez encor !
Dans les solitudes profondes
Les Mages suivaient leur chemin,
Sur leurs têtes brillaient les mondes,
Ces flambeaux du séjour humain.

 

Or voici que la voix de l’ange
Leur tenait ce discours étrange :
C’est le bien-aimé du Seigneur,
C’est le souverain de ta terre,
Tous les cœurs battent dans son cœur,
Et son destin est un mystère.
C’est l’espoir de l’humanité,
Il adoucit toute souffrance,
Et le cœur le plus tourmenté
Attend de lui sa délivrance.

 

Vive Jésus ! ô harpes d’or
Pour le chanter vibrez encor !
Et les Mages dans les vallées
Suivaient du regard l’astre d’or,
Et sous les voûtes constellées
La même voix parlait encor.
C’était toujours la voix d’un ange
Qui tenait ce langage étrange :
Vit-on jamais destin plus beau ?
Il fait tomber tous les obstacles,
Les morts sortent de leur tombeau,
Il prodigue aux yeux les miracles.
Son geste chasse les démons,
L’aveugle ouvre au jour sa paupière,
Et transfiguré sur les monts
Il disparaît dans la lumière.

 

Vive Jésus ! ô harpes d’or
Pour le chanter vibrez encor !
Et les Mages suivaient l’étoile
Dans le beau ciel de l’Orient.

 

Voici qu’à leurs yeux se dévoile
Une cime au front verdoyant.
Or voici que la voix de l’ange
Leur tenait ce langage étrange :
Il doit surpasser en hauteur,
Liban, tes pies couverts de neige.
C’est un cèdre dominateur
Que la tempête en vain assiège.
L’humanité sur son amour
Fondera sa sainte espérance,
Et des cœurs brisés sans retour
Il endormira la souffrance.

 

Vive Jésus ! ô harpes d’or
Pour le chanter vibrez encor !
Ils montent sur de hautes cimes
Et leurs genoux las sont ployés,
Sous leurs pas s’ouvrent des abîmes,
L’épine s’attache à leurs pieds.
Et voici que la voix de l’ange
Leur tenait ce langage étrange :
Sur un mont finira son sort.
Et comme vos pieds sous l’épine,
Sanglante, elle doit à sa mort
Couronner sa tête divine ;
Du Fils de Dieu, du Roi des rois
La torture sera féconde,
Il doit expirer sur la croix,
Et sa mort sauvera le monde.

 

Vive Jésus ! ô harpes d’or
Pour le chanter vibrez encor !
Et les Mages suivaient l’étoile
Qui jetait son sourire pur.

 

Bethléem aux yeux se dévoile,
Elle s’arrêta dans l’azur.
Et voici que la voix de l’ange
Tint encor ce langage étrange :
Quittez vos bâtons de la main
Et reposez-vous du voyage,
Car c’est le terme du chemin,
Venez contempler son visage.
Déposez vos dons précieux
Aux pieds de l’Enfant adorable,
Prosternez-vous, le Roi des cieux
Dort dans la crèche d’une étable.

 

Vive Jésus ! ô harpes d’or
Pour le chanter vibrez encor !
Et la mystérieuse étoile
Resplendissait au firmament,
Et les cieux s’étalaient sans voile,
Et restaient dans l’étonnement.
Et voici que le chœur des anges
De l’Enfant chantait les louanges :
Terre, sois dans l’enchantement,
Ô cieux, exaltez ce miracle,
La grandeur dans l’abaissement !
Est-il plus merveilleux spectacle ?

 

Gloire à Jésus, il a quitté
Des cieux la demeure éternelle
Pour racheter l’humanité.
Gloire à la Victime immortelle !

 

Vive Jésus ! ô harpes d’or
Pour le chanter vibrez encor.

 

Rieu de MONTVAILLANT, Henri-Michel-Alfred (XIXe siècle – XXe siècle).

 

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http://unpeudetao.unblog.fr

Une réponse à “L’étoile des mages, Alfred MONTVAILLANT”

  1. unpeudetao dit :

    6 janvier : ÉPIPHANIE de NOTRE-SEIGNEUR dite Fête des Rois

    Le mot Épiphanie veut dire manifestation. C’est qu’en effet, le 6 janvier, l’Église célèbre une triple manifestation de Jésus-Christ, qui, d’après certaines traditions, aurait eu lieu le même jour, quoique à différentes années.

    La fête de l’Épiphanie a donc trois objets :
    1° la manifestation de la divinité du Sauveur aux Mages par l’étoile miraculeuse qui les conduisit à l’étable de Bethléem ;
    2° la manifestation de la divinité du Christ aux Juifs pendant Son baptême, sur les bords du Jourdain ;
    3° la manifestation de cette même divinité aux noces de Cana, où Jésus changea l’eau en vin.
    Toutefois, l’objet principal de cette fête, c’est bien la manifestation de la divinité de Jésus aux Mages et la vocation des peuples à la foi chrétienne.

    L’Évangile nous apprend comment les Mages, guidés par une étoile merveilleuse et plus encore poussés par l’Esprit de Dieu, entreprirent un long et pénible voyage à la recherche d’un roi nouveau-né ; il nous apprend aussi le trouble de la ville de Jérusalem à cette nouvelle, les craintes et les projets perfides d’Hérode ; il nous montre enfin les heureux voyageurs prosternés dans l’étable de Bethléem, aux pieds d’un Enfant qu’ils regardent comme un Être extraordinaire, qu’ils saluent comme un Roi, qu’ils adorent comme un Dieu, et auquel ils offrent des présents symboliques : l’or, l’encens et la myrrhe.

    Élevons nos âmes au-dessus du fait historique et perçons les voiles du mystère. C’est aujourd’hui l’appel de tous les peuples à la foi chrétienne. L’Église a bien lieu de chanter :
     » Lève-toi, Jérusalem, brille dans toute ta splendeur. Voici la Lumière du monde qui paraît ; la gloire du Seigneur s’est levée sur ton enceinte ; lève les yeux, regarde, dilate ton sein, tout l’univers vient à toi !  »
    Allons avec les Mages au berceau du Sauveur, et offrons-Lui l’or de l’amour, l’encens de la prière et la myrrhe du sacrifice !

    (Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950.)

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