14 mars, 2017

La foi, Armand CAUMONT

Classé dans : — unpeudetao @ 17:25

Vois ce savant : il a, trente ans, sous son scalpel

Tenu le corps humain, prouvant à l’évidence

Que ce qu’on appelle âme avec tant d’impudence

N’a point de place au sein de l’homme naturel ;

Mais aujourd’hui que, las ! par un destin cruel,

Celle qu’il adorait, sa douce providence,

Gît livide à ses pieds, doutant de sa prudence,

Il pleure et croit soudain en un être immortel.

Il croit, parce qu’il aime. Oh ! le cœur en délire,

À l’instar du condor qui vers le ciel aspire,

Laisse la plaine aride au loin derrière lui.

Enfant de l’amour, Foi, ta vision abstraite

Achève la science à jamais imparfaite :

Heureux le penseur grave en qui ton jour a lui !

Armand CAUMONT (XIXe siècle).

*****************************************************

 

Laisser un commentaire

Ilona, Mahée et Mila. |
Amour, Beauté, Paroles, Mots. |
Les Ailes du Temps |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | David Besschops
| professeur.de.français
| billierose