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12 septembre, 2013

La guerre entre les quadrupèdes et les oiseaux (Conte africain)

Classé dans : — unpeudetao @ 16:43

Un jour, la guerre fut déclarée entre les quadrupèdes et les oiseaux.
Les oiseaux choisirent l’autruche pour chef, les quadrupèdes se placèrent sous le commandement de l’éléphant, du lion et de la panthère.
Alors que les oiseaux se rangeaient pour aller au combat, l’autruche leur conseilla :
 » Mes amis, mes petites ailes ne me permettent pas de voler devant vous et d’assumer le commandement. Cependant, je vais vous donner un bon conseil. Voici mes trois oeufs. L’aigle prendra le premier pour le casser sur la tête de l’éléphant. Le faucon s’envolera avec le second pour le fracasser sur la tête du lion. Le marabout en fera autant avec le troisième sur la tête de la panthère. Lorsque nos ennemis verront couler le jaune sur la tête de leurs chefs, ils penseront que c’est leur cervelle et s’enfuiront sans demander leur reste. Nos alliées, les abeilles, se jetteront alors sur l’éléphant, le lion et la panthère et ce sera la victoire ! « 

 

Un petit lézard entendit ces propos. Il se hâta de les rapporter au lion qui prit la chose à la légère :
 » A la guerre, on ne se bat pas avec des oeufs d’autruche ! « 

 

Cependant, les oiseaux obéirent à leur chef. L’aigle vola le premier à la rencontre des quadrupèdes. Dès qu’il aperçut l’éléphant, il lui cassa l’oeuf sur la tête. La hyène trottait à côté de l’éléphant. Voyant le jaune couler, elle le prit pour de la cervelle. Effrayée, elle se mit à crier :
 » Hélas ! hélas ! l’éléphant se meurt ! « 
Un instant après, le jaune coulait aussi sur la tête du lion et de la panthère. C’en fut trop pour la pauvre hyène. Morte de peur, elle prit ses jambes à son cou, imitée aussitôt par les autres animaux.
Les abeilles attaquèrent alors les trois chefs quadrupèdes et les obligèrent à se replier.
Le coq, redoutable guerrier des oiseaux, donna la chasse à la hyène.
Au moment où il était sur le point de la saisir dans ses serres et de lui fracasser le crâne à coups de bec, la hyéne se coula dans sa tanière. Le coq se posta devant l’entrée et attendit.
La hyène se tint coite dans son trou.
Au bout de quelque temps, cependant, lorsque tout redevint calme, elle rassembla tout son courage et regarda à l’extérieur. La queue de son terrible ennemi s’agita devant son nez et la hyène rentra vite dans son trou.
A la fin, le coq en eut assez d’attendre. Il arracha trois de ses plus belles plumes, les planta devant la tanière et s’en alla.
Lorsque la hyène risqua un nouveau coup d’oeil au-dehors, elle revit le panache ducoq. Elle essaya encore et encore, mais chaque fois, elle recula, effrayée par les plumes. Ainsi, elle finit par mourir de faim dans son trou.

 

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