24 septembre, 2015

La mansarde, Marie JENNA

Classé dans : — unpeudetao @ 9:39

Pour moi, cherchez une demeure Si vous m’aimez, choisissez bien. Et que j’y vive et que j’y meure Sans que le monde en sache rien. Il n’y faut pas beaucoup de place ; Il y faut moins de luxe encor : Une table, un lit, peu d’espace, Et la muraille sans décor. Des vieux meubles je n’aurai honte Ni de la porte aux gonds rouillés ; Qu’elle soit pauvre, et qu’on y monte Par cent marches, si vous voulez. Peu m’importe, je vous le jure ! Mais qu’au lointain je puisse voir Un petit coin de la nature Qui me parle matin et soir : Le flanc brumeux d’une montagne ; Une lande inculte, un sillon ; Rien qu’une ligne où la campagne Touche le ciel à l’horizon ; Un bois perdu dans le mystère, Un peu d’herbe.. assez seulement Pour que le rêve et la prière Vers les cieux montent librement.

 

Marie JENNA (1834-1887).

 

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