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2 novembre, 2012

La mort de saint Joseph, Georges d’AURAC

Classé dans : — unpeudetao @ 6:43

Joseph meurt.. Nul n’a dit comment il dut mourir..
Il est venu sans bruit ; il a lutté sans gloire ;
Acteur silencieux d’une sublime histoire,
Un jour, il disparaît pour ne plus revenir.

 

Nous l’avons vu passer sur le fond de la scène,
L’Enfant-Dieu sur ses pas, la Vierge près de lui ;
Il rabotait le jour ; et les anges, la nuit,
Le mettaient au courant des complots de la haine.

 

Au départ de Jésus, son rôle s’achevait ;
Et sur lui désormais se taira l’Évangile.
Un soir, il dut laisser son rabot inutile
Et s’aliter, ayant Marie à son chevet.

 

La nuit tombait, pareille à cette nuit lointaine
Où l’Ange du Seigneur vint l’éveiller pour fuir..
Il revint, ce soir-là, pour l’aider à mourir ;
Et Joseph entendit sa voix douce et sereine.

 

L’Ange disait : « Joseph, fils de David, c’est moi
Encor. Repose en paix, car l’Enfant et sa mère
N’auront plus de dangers à redouter sur terre.
Ils peuvent maintenant vivre et mourir sans toi. »

 

*   *   *

 

Mais Joseph hésitait à s’endormir. Sans doute
Attendait-il quelqu’un qu’il désirait revoir,
Car il prêtait l’oreille aux rumeurs de la route
Et dans ses yeux passait une lueur d’espoir.

 

Il se dresse soudain.. Un pas rompt ce silence ;
La porte du logis s’entr’ouvre sur la nuit,
Et Jésus, franchissant le seuil de son enfance,
Se hâte vers son père et se penche sur lui.

 

Comme il a dû marcher pour venir ! La poussière
Recouvre ses pieds nus et souligne ses traits ;
Mais de son clair regard émane une lumière
Dont les yeux de Joseph s’emplissent pour jamais..

 

Marie a murmuré : « C’est toi, mon Fils ! » Et l’ange
Se prosterne. Jésus, courbé sur le grabat,
Étreint son père ; entre eux aucun mot ne s’échange.
Jésus livre à la mort son tout premier combat !

 

Et dans l’ombre, la mort impuissante s’attarde..
Mais le vieil ouvrier n’attend point que, si tard,
Son Fils lui rende un coeur jeune et fort : il regarde
Le visage divin et meurt dans ce regard.

 

Ah ! bienheureux celui qui, l’âme confiante,
Après avoir prié, souffert et travaillé,
Un soir, s’est étendu de fatigue et d’attente,
Et puis, dans un baiser divin, s’en est allé !..

 

Georges d’AURAC pseudonyme du père A. Béranger.

 

*****************************************************
 

 

2 réponses à “La mort de saint Joseph, Georges d’AURAC”

  1. unpeudetao dit :

    SAINT JOSEPH, Époux de la Très Sainte Vierge Marie.

    Saint Joseph descendait de la race royale de David. On croit généralement qu’en vue de la mission sublime que le Ciel lui destinait, il fut sanctifié avant sa naissance. Nul ne peut douter que Joseph ne fût préparé à son sublime ministère, quand la Providence, qui dirige tous les événements, unit son sort à celui de Marie.

    L’Évangile est très sobre de détails sur saint Joseph, et on y voit tout résumé en ces mots: « Il était juste. » Mais que ces mots couvrent de merveilles, puisque les docteurs s’accordent à dire que saint Joseph tient le premier rang après Marie parmi tous les Saints!

    Son père l’éleva, d’après la tradition, dans l’état modeste de charpentier; il pouvait avoir, selon de sérieux auteurs, une cinquantaine d’années, et il avait gardé une chasteté parfaite, lorsque la Volonté de Dieu lui confia la Très Sainte Vierge. Cette union, belle devant les anges, dit saint Jérôme, devait sauvegarder l’honneur de Marie devant les hommes.

    Dieu voulut que le mystère de l’Annonciation demeurât quelques temps caché à saint Joseph, afin de nous donner, dans le trouble qui plus tard s’empara de lui, lorsqu’il s’aperçut de la grossesse de Marie, une preuve de la virginité de la Mère et de la conception miraculeuse du Fils. L’avertissement d’un ange dissipa toutes ses craintes.

    Qui dira ce que Joseph, depuis lors, montra de respect, de vénération, de tendresse pour Celle qui bientôt allait donner au monde le Sauveur? Combien Joseph fut utile à Marie dans le voyage de Bethléem! Combien plus encore il Lui fut utile dans la fuite en Égypte! Joseph se montra pour la Mère de Dieu l’ami fidèle, le gardien vigilant, le protecteur dévoué.

    Imaginons-nous les progrès en vertu que dut faire saint Joseph, vivant dans la compagnie de Jésus et de Marie. Quel délicieux intérieur! Quelle sainte maison que cette modeste demeure! Que de mystères dans cette vie cachée où un Dieu travaille sous la direction d’un homme, où un homme se sanctifie sous l’influence d’un Dieu visible à ses yeux et devenu son Fils adoptif! Après la plus heureuse des vies, Joseph eut la plus heureuse des morts, car il rendit son dernier soupir entre les bras de Jésus et de Marie.

    Il est permis de croire, après saint François de Sales qui l’affirme, que saint Joseph est dès maintenant au Ciel en corps et en âme, avec Jésus et Marie.
    C’est à bon droit que saint Joseph porte le titre glorieux de Patron de l’Église universelle, et que son nom, dans la dévotion chrétienne, est devenu inséparable des noms de Jésus et de Marie.

    On l’invoque aussi comme Patron de la bonne mort.

    (Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950.)

  2. unpeudetao dit :

    prière à Saint Joseph.

    Glorieux Saint Joseph, époux de Marie,
    Accordez-nous votre protection paternelle,
    Nous vous en supplions par Jésus-Christ.

    Ô vous, dont la puissance s’étend à toutes nos nécessités
    Et sait rendre possible, les choses les plus impossibles,
    Prenez paternellement les intérêts de vos enfants.
    Nous recourons à vous avec confiance.

    Faites que, sous votre paternelle conduite,
    Toutes nos causes d’inquiétude tournent à la gloire de Dieu
    Et au bien de ses dévoués serviteurs.

    Amen.

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