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17 juin, 2015

La paix, Constant BERLIOZ

Classé dans : — unpeudetao @ 5:44

Puisque sur l’onde calme et pure Nos voiles glissent doucement, Puisqu’il n’est plus rien qui murmure Hors le feuillage, orgue du vent, Puisque la foudre se repose Et que l’étoile brille aux cieux, Puisqu’aux rayons s’ouvre la rose, Ouvrons aux chants nos cœurs joyeux. Chantons le sourire des mères, Chantons l’amour, chantons l’espoir ! Loin du foyer, combien nos frères Avaient souffert sous le ciel noir !.. Chantons ! l’aube après la tourmente Pare les flots de sa splendeur : Chantons ! la paix, aube charmante, Est l’auréole du bonheur. Le soir, quand la prière sonne, Petits enfants, vite à genoux ! Et priez bien pour que personne Ne rallume un sanglant courroux ; Pour que nul, hélas ! ne s’égare Ou ne tombe dans le chemin : Pour que Dieu ne soit pas avare De son soleil le lendemain.

 

Constant BERLIOZ (XIXe siècle).

 

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