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24 mai, 2012

La salle de réflexion à Douchanbé (Soufisme)

Classé dans : — unpeudetao @ 17:39

 

      Voici comment furent carrelés les murs de la « salle de réflexion » (dar el fikr) de Douchanbé.
      Hamid Parsa demanda à ses disciples, dont certains étaient carreleurs, de faire le nécessaire pour que la salle de réflexion soit carrelée.
      Les travaux commencèrent mais des obstacles divers vinrent en retarder l’achèvement.
      De temps en temps, Hamid Parsa s’informait de leur avancement. Le maître carreleur finit par lui dire :
      « ô Éclaireur (Rahnuma), nous n’avons pas assez d’hommes et nous n’avons pas réussi à carreler les murs et nous pensons qu’il vaut mieux le dire maintenant, puisqu’un temps si long s’est écoulé, et que tu voudras sans doute prendre d’autres dispositions afin que la salle soit terminée pour l’usage auquel tu la destines. »
      Hamid Parsa répondit :
      « Très bien. Abandonne ce travail, je prendrai mes dispositions pour son achèvement. »
      D’autres tâches furent assignées aux artisans. Deux ans plus tard, Hamid Parsa les fit venir et leur montra la salle de réflexion. Les murs étaient revêtus de carreaux de faïence vernissée. L’ouvrage, d’une exécution parfaite, était d’une stupéfiante beauté.
      Ce n’est qu’après la mort d’Hamid qu’on découvrit la vérité : s’il s’absentait aussi souvent de la tekkia, c’est qu’il passait son temps dans une tuilerie où il fabriquait lui-même les carreaux nécessaires ; puis il en revêtait les murs, sans en souffler mot à quiconque, excepté à certains auxiliaires auxquels il avait demandé de n’en rien dire.
      Quelqu’un interrogea Miran Jan, son successeur, à ce sujet :
      « Pourquoi l’Éclaireur ne nous a-t-il pas révélé qu’il avait fait ce travail lui-même ? »
      Miran répondit :
      « Il m’expliqua que s’il vous l’avait dit, vous auriez eu l’impression qu’il vous en faisait reproche, or vous n’étiez pas en état de tirer profit des reproches. Il me dit aussi : « Leur paresse, déguisée en admiration, les aurait amenés à me considérer comme une sorte de prodige. Leur problème, c’est la paresse ; pour moi, il y avait une nécessité : le revêtement des murs. Alors, j’ai travaillé au carrelage, et je leur ai donné les tâches qui pouvaient les aider à réduire leur paresse. »"

 

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Une réponse à “La salle de réflexion à Douchanbé (Soufisme)”

  1. unpeudetao dit :

    Il y a pire que l’homme qui se vante : l’homme qui se plaint.
    Proverbe.

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