• Accueil
  • > La souffrance et la libération de la souffrance, Jean-Marc Mantel

14 août, 2011

La souffrance et la libération de la souffrance, Jean-Marc Mantel

Classé dans : — unpeudetao @ 4:11

La question de l’origine de la souffrance et de la possibilité d’une délivrance est centrale dans le fonctionnement humain.

 

Lorsque nous avons compris que la souffrance ne trouve pas son origine en dehors de nous-mêmes, nous sommes alors prêts à explorer les rouages intimes qui la génèrent en nous.

 

Quelles sont les tendances que nous pouvons retrouver comme causes de souffrance ?

 

En premier lieu, le refus. C’est une habitude bien incrustée dans notre fonctionnement que de refuser une situation qui se présente. Ce refus est généralement lié à la mémoire, qui nous fait nous souvenir d’une réaction douloureuse face à une situation analogue, ou bien d’une réaction de joie face à une situation contraire. L’inverse du refus est l’acceptation. Il est beaucoup question de l’acceptation dans les approches dites de « développement personnel ». Mais l’acceptation n’est pas un processus intellectuel. Elle est l’expression d’une profonde sagesse qui nous fait vivre les circonstances et situations comme une occasion unique de compréhension et de transformation. La mouvance des sentiments et situations est alors une opportunité de quitter l’habituel besoin de sécurité, qui cherche à fixer les choses, pour découvrir une vie qui suive les mouvances et transformations. L’acceptation est cette aptitude naturelle de vivre sans prédétermination mentale, dans un esprit d’ouverture et d’écoute à ce qui se présente.

 

En second lieu, l’identification. Il est naturel de s’identifier à ce que nous voyons, et ce que nous voyons en premier est le corps, avec son large registre de sensations, les émotions qui surgissent au gré des circonstances, et les pensées qui vont et viennent. La culture et l’éducation nous ont conditionné à accepter de considérer ce corps qui est devant nos yeux comme nous. Nous sommes ainsi convaincus que ce corps est nous, et un long cheminement est nécessaire pour commencer à comprendre que nous sommes l’habitant du corps, mais non l’enveloppe elle-même. Lorsque la phrase « je ne suis pas le corps » résonne, elle créé une perplexité qui remet en cause les habitudes établies. Une interrogation silencieuse se fait. C’est l’occasion à une réalité qui est en arrière-plan du corps de se manifester : une présence vibrante et sans mot, qui se sait être, mais ne peut se décrire en mots ou paroles. C’est là que se découvre une stabilité et une permanence que même la mort ne semble pas pouvoir remettre en cause.

 

En troisième lieu, la quête de sécurité et la frustration de ne jamais la trouver. La personnalité cherche constamment une sécurité, dans l’opposition au changement et la fixité aux repères établis. Le besoin de convaincre, de contrôler et de dominer est l’expression de cette tendance du moi à vouloir immobiliser un bien-être relatif et fuir les circonstances remettant en cause cette pseudo-sécurité. Mais cette quête apparaît bien illusoire, lorsqu’elle est vue telle qu’elle est. La seule sécurité qui paraisse fiable est celle d’une qualité intérieure de tranquillité qui ne soit plus remise en cause par les circonstances.

 

***********************************************************

 

http://unpeudetao.unblog.fr

 

 

Pas de réponses à “La souffrance et la libération de la souffrance, Jean-Marc Mantel”

  1. unpeudetao dit :

    Biographie de Jean-Marc Mantel.

    Aprés avoir terminé ses études de médecine et de psychiatrie, Jean-Marc Mantel a été attiré par les enseignements métaphysiques d’Alice Bailey, dans les années 1985-86, avant d’être touché et radicalement transformé par les enseignements de sagesse non-duelle tels qu’ils ont été proposés notamment par Krishnamurti, Ramana Maharshi, et Jean Klein. C’est auprès de ce dernier qu’il a étudié la connaissance de soi, le yoga et la méditation.

    Lorsque ces approches ont commencé à porter leurs fruits, il a ressenti le besoin, vers 1992, d’appliquer cette compréhension à son domaine de compétence professionnelle, la psychiatrie et la santé mentale. A travers deux associations qui se sont succédées entre 1994 et 2002, l’association Spiramed, puis l’association Essence, il a oeuvré à la mise en place d’une vaste réflexion sur les liens unissant la santé mentale et la spiritualité. Il a ainsi organisé une trentaine de congrès sur ces thémes, tant en France qu’à l’étranger. Ces congrès étaient des opportunités de rencontre, d’échange et de compréhension mutuelle entre des êtres et des courants de pensée différents. Plusieurs ouvrages ont été tirés de ces congrès. D’autres ouvrages sont en préparation.

    Jean-Marc Mantel réside à Vence, dans les Alpes-Maritimes, où il mène une vie contemplative.

    Il partage son expérience dans la compréhension non-duelle à travers des entretiens individuels, des rencontres publiques, des dialogues sur des forums internet, ainsi que par des écrits.

    Son site :

    http://www.mjmantel.net

Laisser un commentaire

Ilona, Mahée et Mila. |
Amour, Beauté, Paroles, Mots. |
Les Ailes du Temps |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | David Besschops
| professeur.de.français
| billierose