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1 octobre, 2013

La vieille mère et son fils mort (Conte bouddhiste)

Classé dans : — unpeudetao @ 17:27

Jadis, il y avait une vieille mère. Elle n’avait qu’un seul fils qui tomba malade et mourut ; elle le transporta au cimetière et déposa là le cadavre. Elle était pénétrée d’une tristesse qu’elle ne pouvait surmonter. Elle se disait :
 » Je n’avais qu’un seul fils pour veiller sur ma vieillesse et il est mort en m’abandonnant ; à quoi me sert-il de vivre ? Puisque je ne puis le faire revenir, il faut que j’unisse ma destinée à la sienne dans ce lieu. « 
Elle cessa de boire et de manger : quand cela eut duré pendant quatre ou cinq jours, le Bouddha le sut et, à la tête de cinq cent moines, il alla dans le cimetière.

 

La vieille mère vit de loin venir le Bouddha avec son imposante majesté lumineuse ; elle s’éveilla de son engourdissement et sa stupeur se dissipa ; elle s’avança devant le Bouddha et se tint en sa présence en se prosternant. Le Bouddha dit à la vieille mère :
 » Pourquoi êtes-vous dans le cimetière ? « 
Elle expliqua au Bouddha ce qui s’était passé en disant :
 » Je n’avais qu’un seul fils : il a terminé ses jours en m’abandonnant : telle est la force de mes sentiments d’affection que je désire mourir avec lui en ce lieu. « 
Le Bouddha dit à la vieille mère :
 » Désireriez-vous faire que votre fils revienne à la vie ? « 
La mère répondit :
 » Ce serait excellent, je voudrais l’obtenir. « 
Le Bouddha lui dit :
 » Cherchez des parfums et du feu ; je prononcerai une invocation pour le faire revivre. « 
Il avertit la vieille mère que, lorsqu’elle demanderait du feu, elle devrait obtenir le feu d’une famille où il n’y aurait pas eu de mort.
Alors la vieille mère se mit en marche pour trouver du feu. Quand elle voyait un homme, elle lui demandait :
 » Dans votre famille, y a-t-il eu à quelque moment des morts ? « 
On lui répondait :
 » Depuis nos premiers ancêtres jusqu’à aujourd’hui, les gens de notre famille sont tous morts. « 
Dans tous les endroits qu’elle traversa en posant la question, la réponse fut la même ; elle passa par plusieurs dizaines de familles sans pouvoir prendre de feu et revint alors à l’endroit où se tenait le Bouddha. Elle lui dit :
 » J’ai été partout pour demander du feu, mais il n’y a point de famille où il n’y a pas eu de morts.
C’est pourquoi je reviens les mains vides. « 
Le Bouddha dit à la vieille mère :
 » Depuis l’origine de l’univers, il n’est pas de vivant qui ne soit mort. Puisque les hommes meurent, ceux qui leur succèdent dans la vie, quel plaisir peuvent-ils y trouver ? O mère, pourquoi  dans votre aveuglement désirez-vous faire revivre votre fils ? « 

 

L’intelligence de la mère s’ouvrit alors et elle connut la réalité de l’impermanence. Le Bouddha lui expliqua alors la doctrine et elle obtint la sagesse de ceux entrés dans le courant.
Dans le cimetière, plusieurs milliers de personnes qui furent témoins de cela conçurent la pensée de la sagesse droite et vraie qui n’a pas de supérieure.

 

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