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31 janvier, 2014

Le champ du lièvre, de l’éléphant et du chameau (Conte africain)

Classé dans : — unpeudetao @ 18:00

L’éléphant, le lièvre et le chameau voulaient faire un champ ensemble. Le lièvre dit : « Nous allons travailler chacun un jour : je commencerai, puis le chameau, puis l’éléphant. » Ainsi fut fait.

Le lièvre travailla beaucoup, le plus qu’il put le premier jour. Le chameau vint le lendemain et dit : « Comment un animal si petit a-t-il pu faire un si grand travail ? Moi qui suis bien plus fort, j’en ferai encore un plus grand. » Et alors il débroussailla un très grand espace. Le jour suivant l’éléphant vint et dit : « Comment le chameau a-t-il pu faire un si grand travail ? Je ne l’en aurais pas cru capable. Mais moi, qui suis bien plus fort, j’en ferai encore davantage. » Et il le fit comme il le dit.

 

Puis ils semèrent, sarclèrent, etc. Vint le moment de la récolte. Le lièvre alla trouver l’éléphant : « Il y a une bête dans notre champ qui mange le mil. Elle vient la nuit. Quand je veux la chasser elle saute sur moi pour me manger et je suis obligé de m’enfuir. Il faudrait que tu voies cela. – Bon ! Dit l’éléphant. » Puis le lièvre alla dire la même chose au chameau. « J’irai voir la nuit », dit le chameau. Le chameau arriva le premier, puis vint l’éléphant. Il entendit le bruit que faisait le chameau, courut sur lui et le frappa d’un coup de trompe sur le cou. Le chameau tomba par terre et se mit a hurler d’une façon si épouvantable que l’éléphant eut peur à son tour et se sauva. Il rencontra le lièvre : « Prends ce champ, lui dit-il. Je ne veux pas d’un champ où il y a des bêtes si effrayantes. Je te le donne à toi et au chameau. » Le lendemain le chameau arriva chez le lièvre avec le cou gonflé. « J’en ai assez de ce champ, déclara-t-il. J’y suis allé hier et la bête dont tu m’as parlé s’est montrée plus forte que moi et a manqué de me tuer cette nuit. Je ne veux plus y retourner. Gardez le champ, l’éléphant et toi, et faites-en ce que vous voudrez. »

 

Le lièvre resta donc maître tout seul du champ et mangea tout le mil avec sa femme.

 

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