24 mars, 2017

Le cœur, P. GENQUIN

Classé dans : — unpeudetao @ 20:40

(À M. Ph. Pierrot).

Il est des sols ingrats que couvrent en partie

Des végétaux suspects ou d’un contact mordant :

L’euphorbe, l’ononis y frôlent le chiendent ;

Le chardon, la stramoine y caressent l’ortie ;

L’aethuse y pousse encor, sous l’épine blottie ;

La cardère sauvage y dresse son trident ;

Mais l’églantine aussi, suave cependant,

De cette flore inculte est maintes fois sortie.

Et tel est notre cœur. Pêle-mêle, indistincts,

Là, vices, passions, tous les mauvais instincts,

Germent avec les pleurs, croissent auprès des transes.

Eh bien ! bénissons Dieu… Car sa droite a planté,

Dans les ronces du mal, dans le houx des souffrances.

Cette rose : l’amour, ce lis : la charité !

P. GENQUIN (XIXe siècle).

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