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21 août, 2013

Le Dante, Albert AUGEREAU

Classé dans : — unpeudetao @ 17:05

Le Dante ayant rêvé Béatrix et l’Amour,
Sa lyre tressaillait d’une calme harmonie :
Mais la haine qui tue et le doute qui nie,
Martelant ce grand cœur, le broyèrent un jour.

 

Alors il élargit le funèbre séjour ;
Et, brandissant le glaive ardent de son génie,
Pages et souverains, orgueil et tyrannie,
Tous damnés, il les fit s’écrouler tour à tour.

 

Et, lorsqu’il s’en allait, errant de ville en ville,
Gravissant l’escalier d’autrui, la foule vile
Montrait avec terreur ce front immense et fier,
Disant : « Regardez bien l’exilé de Florence !
« Tous ceux qu’il a jugés ont laissé l’Espérance,
« Comme un lambeau du Ciel, aux portes de l’Enfer ».

 

Albert AUGEREAU (XIXe siècle).

 

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