12 juin, 2013

04. Quatrième étape : très bien identifier sa blessure

Classé dans : — unpeudetao @ 17:19

Très bien identifier sa blessure pour être capable de faire le deuil de nos attentes vie-à-vis des personnes. Certaines personnes ont tendance à se victimiser, à exagérer les blessures qu’on leur a faites. C’est important de ne pas se victimiser mais de savoir exactement ce qu’on a perdu dans cette blessure-là.
Dans les livres que j’ai lus sur le pardon, on ne parle jamais de deuil, mais dans tout pardon, il y a un deuil à faire par rapport aux attentes que l’on avait vis-à-vis de quelqu’un.

 

Un jour, je suis allé voir un de mes collègues de l’Université pour avoir l’adresse de quelqu’un qui m’avait demandé des renseignements. Mon collègue me dit « Pourquoi voulez-vous avoir cette adresse-là ? » – « Parce qu’il me demande des renseignements et il ne m’a pas laissé son adresse et je sais qu’il est déjà inscrit. » – « Vous voulez faire du maraudage académique ? Sortez de mon bureau ! » Je suis sorti de son bureau et je suis resté dans le corridor et je le regardais travailler. Il me dit « allez vous en ! » J »ai dit « venez m’envoyer hors du corridor ! » J’étais furieux. J’ai continué à le regarder travailler.
Je le connaissais et je savais que j’étais en train de le torturer et il ne pouvait absolument pas travailler. Il n’avait pas eu l’intelligence de fermer sa porte. Je n’étais pas très avancé dans le pardon.

 

Revenu chez moi, j’étais toujours furieux et j’ai commencé à écrire une lettre au recteur pour lui faire perdre son travail. Et je suis allé prendre un café pour me calmer. J’ai rencontré un confrère qui m’a demandé pourquoi j’avais l’air si fâché. Je lui ai raconté l’incident et il m’a dit ; « Mais qu’est-ce qu’il a touché en toi pour que tu sois aussi fâché ? »

 

J’ai bu mon café en retournant cette question dans ma tête et tout à coup j’ai compris qu’il avait touché à mon honnêteté. Quand j’ai ainsi ciblé ce qui avait été touché en moi, ma colère, mon agressivité s’est mise à fondre parce que je pensais auparavant que c’était toute ma personnalité qui avait été écorchée. Là, j’ai arrêté de jouer à la victime. Revenu chez moi, j’étais incapable d’écrire la lettre de blâme et de griefs que j’avais commencée.

 

Si vous jouez à la victime vous ne pourrez pas pardonner. C’est pour cela qu’il est important d’en parler à quelqu’un pour pouvoir cibler exactement ce qui a été touché. Etre capable de bien cerner pour être capable de faire le deuil. Faire le deuil, c’est pouvoir pleurer la situation, la laisser partir.
Donc savoir cibler exactement ce qui a été touché en nous dans l’offense subie : ce n’est pas toujours le bien matériel ou psychologique mais plutôt la symbolisation qu’on fait de l’offense. C’est différent pour toutes les personnes. Vous allez avoir deux personnes qui ont subi la même offense. Elles n’auront pas mis la même valeur à la même place. L’offense est quelque chose de subjectif.

 

*****************************************************

 

05. Cinquième étape : Accepter la colère :
http://unpeudetao.unblog.fr/le-pardon-jean-montbourquette/05-cinquieme-etape-accepter-la-colere/

Laisser un commentaire

Ilona, Mahée et Mila. |
Amour, Beauté, Paroles, Mots. |
Les Ailes du Temps |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | David Besschops
| professeur.de.français
| billierose