10 avril, 2015

Le signe, Charles FUSTER

Classé dans : — unpeudetao @ 13:34

Paysans, votre meule est prête, mais vos peines, Malgré ce blé tassé, pourraient demeurer vaines. Parfois la foudre couve au fond du ciel épais ; Un éclair égaré mettrait l’œuvre en poussière.. Au faîte, protégeant la meule nourricière, Vous plantez une croix, et vous dormez en paix.

 

Nous aussi, travailleurs de la pensée humaine, Moissonneurs inquiets, nous donnons notre peine, Mais, moins heureux que vous, nous la donnons en vain, Car nous ne savons plus, voyant notre œuvre frêle, Y mettre avec ferveur, et pour veiller sur elle, Par-dessus la beauté, quelque signe divin.

 

Charles FUSTER (1866-1929).

 

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